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Histoire des édifices de la Montagne Verte

Le quartier de la Montagne Verte comporte quelques édifices remarquables de par leur architecture ou encore importants de par leur histoire.

 

Ainsi, vous retrouverez l'histoire des édifices suivants :

- Villa Kupferhammer

- Au Nid de Cigogne

- Eglise Saint Arbogast

- Wiedepfiff

- Les bains populaires

- Les tanneries Adler et Oppenheimer

- Immeuble wilhelminien

- Maisons de glacis

 

 

Villa Kupferhammer

Villa kupferhammerConstruit en 1497 et alimenté par le Mühlbach, le moulin du Kupferhammer est considéré comme le premier moulin à papier de Strasbourg. Après un incendie en 1676, il est reconverti en moulin à poudre (Pulvermühle) ; il explosera 5 ans plus tard.

Les banquiers Herffen et Hoser le rachètent à la Ville pour le transformer en 1685 en martinet à cuivre (Kupferhammer), marteau à bascule actionné par le moulin et servant à battre le cuivre et d'autres métaux.

Gênant les tirs de l'artillerie, il fût détruit par les assiégés en 1870. Les lieux furent revendus en 1875 à la famille Schmitten-Gruber (brasseurs à Koenigshoffen) qui vers 1880 fit construire une maison de maître en bordure du Mühlbach. D'une taille importante, la propriété comprenait outre la maison de maître, le bois du Kupferhammer, la villa Schweitzer et l'actuel lotissement de villas du CREPS, jadis en marécages, servait aux transports en bateau pour les brasseries alentours.

La villa également appelée "Gruewersguet" est de style néo-classique.

Aux environs de 1890, une petite maison de style néo-régionaliste est construite en annexe de la proriété.

En 2002, la villa est réhabilitée par le Ministère de la Justice pour devenir un Centre de Placement Immédiat (CPI) pour mineurs délinquants. En 2014, le même ministère procède à une restructuration du bâtiment, situé au 10 rue de l'Auberge de Jeunesse.

 

 

 

Au Nid de Cigogne

Restaurant Au Nid de CigogneLe restaurant "Au Nid de Cigogne", "S'Strorichenescht" de son nom original est un édifice pittoresque construit en 1895. Bâti initialement dans le parc de l'Orangerie pour l'exposition d'Industrie et d'Artisanat, d'Alsace-Lorraine, du Bade et du Palatinat. Après l'exposition, le bâtiment a été démonté et remonté à la Montagne Verte, à son emplacement actuel, à savoir au 102 route de Schirmeck. 

L'emplacement a été choisi pour son accessibilité, en effet, une station de tramway se trouvait à proximité, permettant aux habitants de la Montagne Verte, de Koenigshoffen et du centre de s'y retrouver.

Comme on peut le voir, à l'origine le bâtiment possédait de beaux colombages cachés aujourd'hui sous du crépi.

Au Nid de Cigogne

 

 

 

Eglise Saint Arbogast 

Eglise Saint Arbogast

Si l'église Saint Arbogast actuelle n'est "que" centenaire, la présence d'une chapelle remonte à la fin du VIe siècle. Arbogast, alors évêque de Strasbourg fit bâtir la première chapelle.

En 1031, il ne reste que des ruines, 2 chanoines de la Cathédrale de Strasbourg la remplace donc par une église en pierre qui sera achevée en 1069 et deviendra dès lors le couvent Saint Arbogast. Entre 1434 et 1444, le couvent abritera Gutenberg qui durant ces 10 ans de présence aura inventé à la Montagne Verte l'imprimerie typographique en Europe.
Le couvent fût détruit en 1530 et ses pierres utilisées pour le renforcement des fortifications de la ville.

Jusqu'en 1910, la Montagne Verte était rattachée à la paroisse de Koenigshoffen. A cette date, l'église actuelle a été inaugurée. Elle présente une particularité importante. Il s'agit du seul édifice religieux à colombages en Alsace avec l'église de Kuhlendorff.
Cette particularité et dû au fait que le bâtiment a été construit en zone "non aedificandi". Il s'agit d'une zone non constructible du fait des contraintes militaires. La 1ere zone de servitudes militaires ne pouvaient recevoir aucune construction, tandis que la 2nde dans laquelle a été bâtie l'église ne pouvait recevoir que des constructions légères démontables. Les édifices à colombages étaient les seuls à répondre à ce critère. 

Le foyer Saint Arbogast (ancien hangar militaire demonté de la Citadelle) remonté a proximité immédiate de l'église en 1919 est également à colombages pour la même raison.

Le déclassement de l'enceinte militaire en 1922 entraina l'urbanisation de la zone en "dur". En 1930, un presbytère sera érigé en maçonnerie.

L'église et le presbytère se trouvent au n°8 de la rue des Mérovingiens, tandis que le foyer se trouve au n°10 de cette même rue.

 

 

 

Wiedepfiff

Resto koolLe Wiedepfiff (restaurant "Au pipeau") a été construit à la fin des années 1800. Si son architecture ne frappe pas particulièrement le regard, il n'en reste pas mois un lieu d'importance.

Restaurant de grande renommée, il était très prisé par la population strasbourgeoise. On pouvait déguster le poisson (la spécialité du restaurant) sur la terrasse tout en profitant de l'orchestre installé dans le jardin.

En plus de 100 ans d'existence, le bâtiment n'a jamais changé de fonction, mais plusieurs fois d'enseigne. Aujourd'hui, les lieux (1 route de Schirmeck) sont occupés par le Restaurant Kool.

Wiedepfiff

 

 

 

Les bains populaires

Anciens bains populaires

En 1926, la Municipalité engage un vaste programme d'hygiène publique pour remplacer les bains de rivières par des bains populaires dans chacun des faubourgs qui n'en étaient pas encore pourvus dont la Montagne Verte.

L'établissement de la Montagne Verte, situé au 1 quai de la Flassmatt a été construit en 1931 par Paul Dopff. Non destinés aux loisirs mais exclusivement à l'hygiène, à la différence des bains de rivières, les bains de la Montagne Verte comprenaient des cabines individuelles de douche et de bain et des douches collectives pour les écoliers.

Ils resteront en activité jusqu'au années 1970. Depuis 1988, les locaux sont occupés par le centre socio-culturel de la Montagne Verte.

 

 

 

Les tanneries Adler et Oppenheimer

Tanneries Edifice de style néo-classique, l'ancien bâtiment de l'administration générale des tanneries situé au 305 route de Schirmeck constitue une des traces de l'histoire industrielle du secteur.

Venus de Francfort, les tanneurs Adler et Oppenheimer agrandissent leur entreprise en s'installant à Lingolsheim en 1889. La tannerie s'étend progressivement sur 142 hectares, comprend plus de 200 bâtiments et emploie plus de 2 000 personnes en 1918. Vers 1910, elle possède son propore raccordement au réseau de chemin de fer, le bâtiment de l'administration générale construit en 1913 est même desservi par une voie ferroviaire souterraine.

Des équipements et activités sont aménagés pour les employés et leurs familles : des bains, un magasin, un restaurant, une école et une bibliothèque... Un parking à vélo de plus de 700 places est construit en 1915. C'est un véritable morceau de ville qui se développe en moins de 20 ans.

En 1920, après avoir obtenu l'Alsace-Lorraine par le traité de Versailles (en 1919), le pouvoir français procède à une francisation à marche forcé de ces territoires. Les tanneurs Adler et Oppenheimer sont explusés en Allemagne par décret. Le pouvoir français cède alors le site aux Tanneries de France. Les activités sont arrêtées dans les années 1980.

L'histoire du cuir prendra fin définitivement en 2005 avec la liquidation judiciaire de Costil Tanneries de France. Aujourd'hui, le site comprend une zone d'activité économique et un éco-quartier en construction.

L'ancien bâtiment de l'administration générale a été racheté en 2012 par Habitation Moderne et transformé en logement sociaux en 2013 au travers d'une réhabilitation d'exception. Plus de 10 millions d'euros investis, 69 logements du 1 au 5 pièce, mais les architectes ont su garder le style du bâtiment qui n'était pas du tout prévu pour l'habitat.

 

 

 

Immeuble wilhelminien

Immeuble wilhelminienAu n° 4 de la rue de Dachstein se trouve un immeuble wilhelminien datant de 1903. Construit en briques et pierres, l'immeuble possède un pignon orné de pinacles qui souligne la verticalité de l'édifice. Sous le pignon se trouve l'inscription "Gott segne dieses Haus und Alle die da gehen ein und aus" 1903 (Que Dieu bénisse cette maison et tous ceux qui y entrent ou en sortent).

 

 

 

Maisons de glacis 

Les 3 dernières maisons de glacis de la Montagne Verte se trouvent aux n° 78, 80 et 84 route de Schirmeck. Construites entre 1894 et 1911 dans la zone non aedificandi, ces 3 maisons sont des exemples de l'architecture à pans de bois marquant l'histoire de Strasbourg. Elle se différencient par les matérieux de leurs façades : un remplissage en brique (photo du haut), un enduit (photo du milieu) et une façade recouverte de bardeaux de bois (photo du bas). Un bardeau est un petit élément de revâtement de façade, traditionnellement en bois, protégeant l'édifice des intempéries.

La zone "non aedificandi" est une zone non constructible du fait des contraintes militaires. La 1ere zone de servitudes militaires ne pouvaient recevoir aucune construction, tandis que la 2nde dans laquelle ont été construite les maisons ne pouvait recevoir que des constructions légères démontables. Les édifices à colombages étaient les seuls à répondre à ce critère.

Maison de glacis

Maison de glacis

Maison de glacis

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