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20. Faits du quartier

Les informations sont classés par ordre chronologique, par conséquent, les plus récentes se trouvent en bas de page.

 

NOUVEL AN : UNE NUIT GLOBALEMENT CALME

La Saint-Sylvestre a été globalment calme à la Montagne Verte, si comme d'habitude plusieurs voitures (dont une Mercedes CLS) et poubelles ont été incendiées et que le mobilier urbain a quelque peu souffert, aucun incident notable n'est à déplorer.

Ce n'est pas le cas dans le reste de l'Alsace ou des émeutes ont éclatées à Hautepierre, au Neuhof, à Hoenheim, à Ostwald et à Mulhouse. On compte également un mort et un blessé grave entre la vie et la mort dûs à des mortiers. Toutes les infos sur notre page spéciale !

 

SUICIDE SUR LA VOIE FERREE

Une jeune femme de 27 ans domiciliée à Lingolsheim a mis fin à ses jours le 5 janvier peu avant 19h30 en s’asseyant sur la voie de chemin de fer de la ligne Strasbourg-Molsheim à hauteur de la rue du Petit-Marais, située dans le quartier strasbourgeois de la Montagne Verte. Percutée par un train, elle est décédée sur le coup.

La circulation ferroviaire a été coupée durant deux heures environ. Le conducteur du train, choqué, a été examiné sur place par les pompiers mais il n’a pas été hospitalisé.

 

TRAVAUX DU CAMPING EN 2014-2015

Les travaux de rénovation complète du camping de la Montagne Verte vont démarrer au 1er janvier 2014 pour s'achever en juillet 2015. Ainsi, le camping sera doté de 199 emplacements sectorisés (camping-cars, caravanes, campeurs), d'un nouveau centre de vie aux normes BBC (accueil, bureaux, sanitaires, restaurants, espaces de loisirs), de 40 habitations légères de loisirs. Un travail paysager sera réalisé pour mettre en valeur le site naturel.

Roland Ries a indiqué qu'il préférerait que les travaux se fassent en site occupé, car "il faut un site, même réduit" pour accueillir les touristes qui privilégient le camping.

 

EMMAUS : UN ACCUEIL AU VERT

Dans le cadre du parc naturel urbain (PNU), l'accès et l'accueil à la communauté Emmaüs de la Montagne Verte a été amélioré et embelli.

Un grand plan du PNU a été apposé devant le centre Emmaüs, il invite a emprunter le sentier de découverte "parcours de la Bruche" ainsi que les 6 autres sentiers qui vont être balisés cette année. L'inauguration officielle a eu lieu le 8 février devant le plan en bois en présence du maire Roland Ries.

Le point d'accueil réalisé par la CUS en collaboration avec Emmaüs inclut 100 places de parking contre 60 auparavant, afin de permettre aux nombreux visiteurs (plusieurs centaines par semaine) de stationner aisément. Ces emplacement ont été végétalisés, de nombreux massifs d'arbustes ont été plantés et 1 900 m² de gazon crées. L'arrivée routière au centre Emmaüs a été facilitée et sécurisée par un élargissement de la voie à la sortie du tunnel, car celle-ci était vraiment très étroite.

 

ROUEE DE COUPS A LA SORTIE DU TRAM

Le 5 février, une animatrice d'un réseau associatif rentre chez elle en tram, elle descend à l'arrêt Elmerforst. Deux homme l'accostent pour lui demander l'heure, elle répond et poursuit son chemin. Puis elle entend "Donne moi ton sac ou on te frappe". La victime résiste ils la violente et la font tomber au sol et continuent à la rouer de coups avant de s'emparer de ses 2 sacs et de prendre la fuite.

Elle a reconnu formellement ses 2 agresseurs, l'un d'eux, mineur sera convoqué devant le juge des enfants, tandis que chez le plus agé, le contenu des sacs a été retrouvé, il a été jugé le 11 février en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel. Selon le jeune homme de 21 ans, la victime est une conaissance qui était venu acheter de la drogue, "mais moi je ne vends pas ça !" a-t-il affirmé. Mohamed Zouhair a été condamné pour vol avec violence en récidive. Il a écopé de 3 ans de prison dont 18 mois avec sursis, il a été maintenu en détention à l'issue de l'audience.

Le plus jeune, lors de son audition par la police a reconnu la responsabilité des coups donnés.

 

DEMOLITION DES IMMEUBLES DE LA RUE DE L'ELMERFORST

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Rue de l'Elmerforst, face à la station de tramway du même nom, la démolition de deux immeubles est déjà bien entamée. CUS Habitat veut remplacer ces « verrues » par un programme plutôt ambitieux.

La dégradation rapide de ces 2 immeubles de la rue de l'Elmerforst dans la cité du Murhof a commencé dans les années 2000, en 2008, tout s'est accéléré lors de l'arrivée du tram avec la création de la station "Elmerforst", les 2 immeubles et leur parking sont devenus des lieux de trafics en tout genre. En 2009, Bernard Matter, directeur général de CUS Habitat annonçait sa décision de démolir cet ensemble de 48 logements. 

"C'était un nid de délinquance et une véritable verrue dans le secteur. D'autant plus qu'Habitation Moderne - lorsque j'en étais le directeur - avait réhabilité la cité Friedolsheim voisine". Le relogements des habitants a pris fin en décembre 2012 seulement, Il y a un peu plus d'un an, 24 familles vivaient encore ici dans des conditions indignes : les portes d'entrée princinpales des 2 immeubles ne fermant plus, des délinquants allaient et venanient dans les cages d'escaliers couvertes de graffitis, servant d'urinoir et d'espace de deal, de vrais pigeons aussi avaient l'habitude de fréquenter les lieux. (voir nos archives de 2011 sur le sujet).

Le premier immeuble est déjà démoli, tandis que le second est en cours de démolition. Le programme immobilier à venir sur ce site de 70 ares est plutôt ambitieux.

Un investissement total de 8 millions d'euros (dont 1 million pour la démolition des 2 immeubles). Le projet comporte 3 immeubles avec un total de 70 logements avec parkings souterrains, ils devraient être livrés début 2015. 50 appartements (du 2 au 5 pièces) seront gérés par CUS Habitat, tandis que les 20 derniers, regroupés dans un seul bâtiment seront proposés à la vente par le biais de l'accession sécurisée à la propriété pour primo-accédants.

Le niveau énergétique sera très élevé : BBC Effinergie +, il s'agit d'un niveau de performance énergétique qui se rapprocvhe des bâtiments passifs. Le travail sur l'orientation des bâtiments et l'ensoleillement, l'isolation, l'éclairage naturel des communs, la mise en place de panneaux solaires et d'un  chuaffage par pompe à cahleur permettront de réduire les charges locatives, estimées à 200 € par mois  pour un 5 pièces. Quant aux loyers, ils seront probablement compris entre 5,03 € et 5,45 € le mètre carré.

 

VIOLENCES CONJUGALES : 1 AN FERME

Un homme de 39 ans et déjà condamné à 10 reprises par la justice s'en est pris physiquement à son ex-concubine dans la nuit du 15 au 16 février, chez elle, rue des Foulons à Strasbourg.

Sur fond de forte consommation mutuelle d'alcool, il lui a d'abord assené 2 claques et un coup de poing avant de lui tirer les oreilles, au point de provoquer une plaie ouverte d'un centimètre "Elle m'a mordu, et le coup de coude est parti, a-t-il expliqué à la berre. Ce n'était pas dans mon intention de frapper". "Il a téléphoné à la police lui-même car il a compris que ça dérapait complètement", a précisé la défense.

Le trentenaire a été condamné à 1 an de prison ferme, avec mandat de dépôt.

 

LE BRAQUAGE DE LA BANQUE POSTALE DEVANT LES TRIBUNAUX

Du 13 au 15 mars, Fouad Gouri, 30 ans et Nasser Chergui, 49 ans devront répondre du braquage de l'agence de la Banque postale du quartier de la Montagne Verte à Strasbourg, commis le 7 septembre 2011.

Casqué et sous la menace d'une arme de poing, le quadragénaire s'était fait remettre 300 €, avant de prendre la fuite à moto avec son comparse. Tous 2 avaient été interpellés 10 minutes plus tard par un équipage de la BAC. Ce sera la 5e fois que Nasser Chergui comparait devant une cour d'assises pour vol à main armée.

 

EN POSSESSION DE 94G DE RESINE DE CANNABIS : 8 MOIS FERME

Le 28 février vers 20h45, les policiers de la brigade spécialisée de terrain ont contrôlé les occupants d'un véhicule rue de Dahlenheim à Strasbourg. Si le conducteur était parfaitement en règle, le passager a tenté de quitter les lieux. Lors de la palpation de sécurité, les fonctionnaires ont trouvé sur lui 94g de résine de cannabis.

Intérrogé sur l'origine des stupéfiants, l'homme agé de 24 ans a déclaré les avoir trouvés dans la cave d'un immeuble. Il a toutefois reconnu être consommateur de cannabis. Le jeune homme, jugé le 1er mars en comparution immédiate a été condamné à 8 mois de prison fermer avec maintien en détention.

 

DELIT DE FUITE ROUTE DE SCHIRMECK : APPEL A TEMOINS

Lundi 4 mars à 18h40, une collision est survenue entre un bus de la CTS et une voiture au croisement de la rue du Schnokeloch / route de Schirmeck à Strasbourg. 3 passagers du bus ont été légèrement blessés. L'automobiliste a pris la fuite.

Tout témoin ou personne disposant d'information est prié de contacter la brigade des accidents et délits routiers de Strasbourg au 03 90 23 17 09.

 

VOL AU CAMPING

Cela faisait 2 mois que la gérante du camping de la Montagne Verte avait à déplorer des vols de numéraire dans les machinesà jeux installées dans le local de vie du camping. Elle a installé une petite caméra dans l'espoir de prendre le voleur sur le fait.

Dimanche 10 mars, un résident du camping a utilisé une clé pour ouvrir les monnayeurs des machines. Il a été interppelé le lendemain en fin de matinée par les policiers et confondu par ses empreintes digitales. Le préjudice serait de 500 euros environ. Le suspect agé de 36 ans, a été remis en liberté à l'issue de sa garde à vue. Le parquet n'a pas encore décidé des suites à donner à l'affaire.

 

LA BOULANGERIE PREND UN COUP DE JEUNE

Une jeune équipe vient juste de prendre la relève au fournil et à l'accueil de la boulangerie de la rue d'Ostawld (au n°35) à la Montagne Verte.

Amine Khanouchi, 24 ans est désormais le nouveau patron de la boulangerie avec sa compagne Adeline, 22 ans, tous 2 originaires d'Ostwald. Si dans la famille du jeune patron la boulangerie coule de source : son oncle et son frère sont également boulangers, son frère Achraf Khanouchi est même "Baguette d'or 2012), lui était préparateur de commande, tandis que sa compagne était serveuse.

Avec quelques économies, le jeune homme de 24 ans s'est inscrit à l'école Banette de Briare, dont il est ressorti diplomé au bout de 6 mois dont 2 en stage, à l'age de 23 ans. Mais Banette n'est pas une franchise, l'objectif de cette école est de s'établir à son propre compte. Les Grands Moulins de Strasbourg (appartenant au groupe Banette) ont repéré pour lui 3 fonds de commerce Banette à céder. Amine et Adeline ont choisi celui de la Montagne Verte.

Grâce à un projet bien ficelé et à leur apport personnel, le premier banquier contacté les a suivis. Ainsi, le 5 février, les habitants du quartier et les clients de passage ont découvert les produits proposés par la nouvelle équipe, et ils n'ont pas été déçus, "Le pain acheté la veille est encore délicieux et craquant le lendemain" complimente Marc un habitant du quartier.
Tout est fait maison dans la boulangerie-patisserie, à l'exception du chocolat qui provient de la maison Michel à Illkirch-Graffenstaden, et la cuisson des Banettes se poursuit tout au long de la journée : du pain frais assuré !

Au total l'équipe compte 5 personnes : Estelle vendeuse est restée fidèle au poste, elle travaile désormais avec Adeline et la soeur de celle-ci Violaine, Amine vient leur donner un coup de main entre 2 fournées, tandis que Frédéric a été embauché en tant que patissier et préposé à la fabrication des viennoiseries pur beurre.

 

LA CITE WESTHOFFEN REHABILITEE

La cité Westhoffen, (un ensemble de 378 logements dans la cité du Murhof) vient d'être rénovée par Habiatation Moderne au terme de 6 ans de travaux.

Au fil des 6 années de travaux, l'ensemble des appartements de la cité Westhoffen a été doté de balcons spacieux, leurs différentes formes et couleurs animents aujourd'hui les façades, autrefois mornes de cet ensemble coincé entre l'Ill et la rue d'Ostwald.

Mais ce n'est pas tout, le cortège officiel qui a pris part à l'inauguration le 21 mars, a découvert 2 appartements qui comme tous les autres, ont été rénovés de fonf en comble : portes palières remplacées, mise aux normes électriques, remplacement de toutes les conduites, VMC, réfection des cuisines et salles de bains, des peintures et des tapisseries. Les parties communes ont été aussi rajeunies et mises aux normes de sécurité, l'isolation thermique des bâtiments réalisée.

Le coût : 15,66 millions d'euros, l'Agence Nationale de Rénovation Urbaine (ANRU) et le conseil général du Bas-rhin ayant subventionné l'opération, ce dernier à hauteur de 2 %.

"C'est une opération de réhabilitation qui a beaucoup pesé sur le budget d'Habitation Moderne", a souligné son directeur général, Jean-Bernard Dambier. Avec une somme moyenne de 44 000 euros par logement, "on est bien au-delà des budgets habituellement consacrés aux rénovations de logements sociaux, qui s'élèvent autour de 30-35 000 euros", a relevé Philippe Bies, président d'Habitation Moderne.

Cette réhabiliation achevée, une autre opération a débutée le 21 mars, avec la démolition de l'immeuble 17-19 rue de Westhoffen, qui au préalable, avait dû être désamianté. Composé uniquement d'appartements F5 de petite taille, il posait des problèmes de gestion, avec son entrée retournée par rapport au quartier et une concentration de familles connaissant des problèmes sociaux. Selon Jean-Marc Eich, directeur du développement et de la construction d'Habitation Moderne,"une réhabiliation aurait coûté plus cher que de construire du neuf".

Jean-Claude De Conti, l'architecte de la réhabilitation, a donc été chargé de concevoir un immeuble de 18 logements, de facture contemporaine. Il sera probablement livré fin 2014. Pour compenser la "perte" de logements locatifs pour familles nombreuses dans ce quartier, Habiatation Moderne vau aussi lancer, dans un mois environ, la construction de 10 maisons en bande. Le chantier se déroulera sur le terrain jadis occupé par les jardins familaux, le long du site de l'ancien Leclerc Express.
Ces pavillons voisineront avec le gros projet immobilier Stradim (134 logements), au sein duquel Habitation Moderne a acquis 27 logements.

Conclusion de l'adjoint de quartier Eric Elkouby : "La Montagne Verte bouge dans l'esprit du mieux vivre ensemble". 

 

Outre la réhabilitation des logements et parties communes, la construction d'un nouvel immeuble et de maisons en bande, Habitation Moderne (HM) a investi 1,8 million d'euros pour la construction d'un "pôle de proximité" BBC au coeur de la cité Westhoffen. Situé en bordure de la rue d'Ostwald, il regroupe sur 2 niveaux, 22 salariés d'HM. Une partie d'entre eux est chargé de l'accueil des locataires au quotidien. Les autres s'occupent des opérations de maintenance du patrimoine d'HM, aussi bien à la Montagne Verte que dans le quartier du Wirhel à Ostwald.

"La cité de l'Ill à la Robertsau, le Hohberg à Koenigshoffen et bientôt le Neuhof (sur le site de l'ancien manège Solignac) disposent de tels pôles de proximité. L'objectif est d'avoir un pôle par secteur pour améliorer les services rendus aux locataires", a déclaré le président d'HM, Philippe Bies.

Grâce au pôle créé à la cite Westhoffen, les ateliers de maintenance d'HM, autrefois dispersés dans le quartier du Wirhel, sont désormais regroupés. Les personnels chargés du sanitaire, de l'électricité, du carrelage, de la peinture, de la pose des sols, de la menuiserie et du ménage disposent d'ateliers et d'espaces de stockage spacieux.

 

REFERENDUM DU 7 AVRIL 2013 : LA MONTAGNE VERTE DIT OUI !

Lors du référendum du 7 avril 2013 sur la Collectivité Territoriale d'Alsace, la Montagne Verte a voté OUI à 59,73 %, mais avec un taux de participation de 23,40 %.

 

L'OSTWALDERGRABEN : CORRIDOR ECOLOGIQUE ?

L'Ostwaldergraben, petit cours d'eau phréatique à la limite entre Ostwald et la Montagne Verte, a fait l'objet d'une "restauration" primée par le ministère de l'écologie, mais contestée par le président du Conservatoire des sites alsaciens.

Début 2012, le ministère de l'écologie publiait la liste des lauréats de l'appel à projets "Stratégie nationales pour la biodiversité 2011-2020". Parmi ceux-ci, "la création d'un corridor écologique en secteur urbanisé", entre Strasbourg et Ostwald, dans le lit de l'Ostwaldergraben.

En 2007 et 2010, ce petit cours d'eau avait fait l'objet de travaux de restauration sur ses portions de Geispolsheim, Ostwald et Lingolsheim, l'objectif étant de diversifier les écoulements et de créer de nouveaux habitats pour la faune. En 2009, il a bénéficié d'une restauration en aval, à Strasbourg, à sa jonction avec l'Ill. "On a alors rétabli une zone humide sur le cours d'eau principal", approuve Théo Trautmann, le président du Conservatoire des sites alsaciens (CSA).

Lequel ne ménage pas ses critiques à propos de la phase de restauration la plus récente, qui s'est déroulée au cours du printemps et de l'été derniers. L'objectif initial était pourtant cohérent : poursuivre la restauration du cours d'eau dans sa portion strasbourgeoise, soit environ 600 mètres, sous les lignes haute tension.
Ici, suite à des interventions passéesw, un gros merlon de terre a isolé le lit mineur (ou coule la rivière) du lit majeur (ou elle déborde). De quoi mettre sérieusement à mal un biotope humide qui a besoin d'un cours d'eau sinueux avec un écoulement diversifié, c'est-à-dire d'une alternance de zones rapides et de zones lentes. Surtout pas d'une autoroute hydraulique...

La CUS gestionnaire du cours d'eau, avait donc prévu de supprimer le merlon de terre et de faire méandrer l'Ostwaldergraben, qui s'est sérieusement envasé. Cette intervention devait être complétée par une gestion des eaux de pluie provenant des voiries du quartier, que des conduites déversaient directement dans le lit majeur, sans filtration des hydrocarbures.

Seulement voilà, seule la seconde partie du projet a été réalisée, et de manière fort sérieuse. Grâce aux 192 000 euros de subventions obtenues de l'Etat, la CUS, en association avec l'ENGEES, a crée des systèmes de filtration des eaux de pluie : dans deux bassins, sable et roseaux retiennent les polluants, l'eau propre étant rejetée dans des marres artificielles. Objectif : créer de nouveaux habitats favorables au crapaud vert, en lien avec le site de reproduction du Bohrie. Lequel se situe dans une zone gérée par le Conservatoire des sites alsaciens.

Selon Théo Trautmann, le président de cette instance et voisin de l'Ostwaldergraben, les travaux éffectués l'an dernier sur le lit majeur du cours d'eau "ne sont pas une restauration de milieu naturel, ni une création de couloir écologique, mais un aménagement hydraulique, en forme de baignoires rectangulaires, piloté par des ingénieurs. C'est de la technocratie jardinatoire". Il revendique "un point de vue naturaliste" sur le projet.

Cependant, Rémy Gentner, chargé des opérations d'entretien et de restauration des cours d'eau à la CUS, indique qu'une seconde phase de travaux devrait se dérouler en 2014, sauf restrictions budgétaires. Celle-ci concernera le lit mineur de l'Ostwaldergraben, avec la suppression du merlon de terre et une intervention sur les berges.

Mais la vase polluée aux métaux lourds (voir ci-dessous histoire de l'Ostwaldergraben) ne sera pas sortie : l'opération est trop onéreuse. On s'oriente donc précise Rémy Gentner, vers un "stockage dans le lit, à l'aide d'un géotextile". "Ce qui n'est pas une vrai dépollution", estime Théo Trautmann.

Tandis que le projet de crée une psite cyclable le long du cours d'eau a été complètement abandonné, l'adjoint du quartier Eric Elkouby, demeure prudent quant à l'ouverture des berges au public. "Une fois les travaux terminées, on fera un test. Mais si le site est dégradé, il sera refermé".

 

Histoire de l'Ostwaldergraben

Ostwaldergraben, un nom qui n'évoque rien aux oreilles de la plupart des habitants de Strasbourg. Ce petit cours d'eau phréatique servait de déversoir aux Tanneries de France, lorsqu'elles étaient en activité à Lingolsheim. Il a ainsi hérité du surnom peu flatteur de "Stenkgraawe" (fossé puant) et d'une pollution aux métaux lourds, toujours bien présents dans la vase. Mais le lit de l'Ostwaldergraben joue encore un autre rôle : il récupère le trop-plein de l'Ill et de la Bruche en prériode de fortes précipitations.

 

LE CONSEIL DE QUARTIER : SOCIETE SECRETE ?

Voici tout juste 1 an, le conseil de quartier koenigshoffen, Montagne Verte, Elsau se déchirait sur fond de querelles politiques, associatives et personnelles. A tel point que 2/3 des conseillers avaent fini par signer une pétition demandant au maire d'infliger "un avertissement" à 2 membre et d'en exclure une 3e.

La réponse de Robert Herrmann, premier adjoint au maire, en charge de la démocratie locale , fut une convocation de tout ce petit monde en terrain neutre et un passage de savon : "Cela dépasse ce que la politique peut faire de pire", avait-il lancé aux conseillers. Avant de leur annoncé la venue "d'un médiateur qui suivra les séances du conseil de quartier". Si celui-ci ne constatait pas d'amélioration, la ville projetait de "suspendre les réunions de ce conseil de quartier jusqu'aux élections municipales de 2014".

Plusieurs mois durant, les réunion du COQ ont doinc fait l'objet d'une médiation. Il y a eu des démissions et l'arrivée de nouveaux conseillers. La coordination* a également changé. Depuis, l'ambiance semblait apaisée.

Mais les apparences sont trompeuses. Le 28 avril 2013, les 7 conseillers de la coordination ont en effet demandé à Joseph Chucri, président de l'APEK (Association pour la préservation de l'environnement de Koenigshoffen) et membre du COQ, de "présenter sa démission". Sa faute ? Avoir témoigné en tant que président de l'APEK dans un article du jour même dans les DNA ! Intitulé "Un bus sur l'allée des Comtes", celui-ci faisait état d'une lettre adressée par le maire au COQ annonçant la création d'une ligne de bus n°29 pour désservir le secteur Comtes, Geroldseck, Herrade. Présumant que Joseph Chucri avait transmis ce courrier aux DNA alors que celui-ci se contente de témoigner dnas l'article au nom de l'APEK, la coordination du COQ estime qu'il "a commi un manquement aux règles".

Plus grave. Dans le courriel adressé à Joseph Chucri, la coordination affirme : "Les membres du conseil de quartier KMVE n'ont jamais décidé de rendre public cette motion et réponse des élus (concernant la désserte en bus du quartier), enfin pas jusqu'à présent. L'idée de les publiers sur le site internet du conseil de quartier a été discutée en coordination mais n'a jamais fait l'objet d'un vote en pléinière".

Né de la volonté de faire émerger une "démocratie participative" à Strasbourg, le COQ Koenigshoffen, Montagne Verte, Elsau se serait-il transformé en société secrète dont on exclu qui ose parler de ses activités ?

* Selon la carte de fonctionnement des conseils de quartier, "la coordination se réunit en moyenne une fois par mois pour élaborer les ordres du jours des réunions pléinières et organiser l'action du conseil de quartier. La coordination n'est pas un lieu de décisions".

 

JARDINS DE LA MONTAGNE VERTE : LE BON PLANT

Le chantier d’insertion des Jardins de la Montagne-Verte a ouvert le 8 mai ses serres : tomates, verveine, géraniums ou piments, les jardiniers y ont trouvé de quoi agrémenter leurs plates-bandes, conseils d’experts en prime.

Ce chantier d'insertion fait travailler une cinquantaine de personnes, sur des contrats de 6 mois à 2 ans maximum. Pour gérer ce personnel, 6 salariés à temps plein : "On est là pour les former, les encadrer, reconstruire avec eux un projet de vie et professionnel", explique Abel Monin, adjoint de direction. Quadras du bâtiment "complètement cassés" ou femme parlant mal le français, il s'agit "de pesronnes éloignées de l'emploi pour diverses raisons".

En arrivant à la Montagne Verte, ils intègrent un dispositif qui demarre dans les serres et se poursuit, dans l'idéal dans une entreprise. L'association fonctionne grâce notamment à une soixantaine de bénévoles très actifs.

"On n'utilise pratiquement aucun autre produit que ceux utilisés par les chartes bio, précise Abel. Ca demande plus de travail et donc plus de main-d'oeuvre. Mais c'est largement faisable, la preuve !".

Toutes les semaines, les Jardins de la Montagne Verte fournissent environ 400 paniers de fruits et légumes. "Et chaque dernier vendredi du mois, nous organisons un marché de 17h à 22h". Voilà qui plaît bien à Corinne : "Il y a un tel problème dans notre société, tellement de gens qui n'ont pas les moyens de se nourrir convenablement. Ce genre de lieu permet aux personnes de se reconnecter avec la nature".

Du lundi au samedi : on peut acheter légumes et plants aux Jardins (chemin du Grossroethig)
Chaque dernier vendredi du mois : marché de fruits et légumes, quelques artisans de 17h à 22h
Vendredi 28 et samedi 29 juin : festival "Fes'Tivert Bio", village des solidarités, expos d'art, ateliers, grand marché bio, démonstrations, conférence avec Pierre Rahbi (sous réserve), projection, stammtisch, bal folk... 

 

UNE REHABILITATION D'EXCEPTION

Le bâtiment qui abritait le siège social des Tanneries de France, au 305 route de Schirmeck, a été transformé en logements sociaux, mais son style a été préservé.

Le long de la route de Schirmeck, à la jonction entre Strasbourg et lingolsheim, la façade de l'ancien siège social des Tanneries de France en impose. De facture néoclassique, l'ensemble en forme de T aurait été construit juste avant la 1ere guerre mondiale, selon le site archi-strasbourg. Après le conflit, les Tanneries de France s'y installèrent, jusqu'à la céssation de leur activité, dans les années 1980.

Immeuble de bureaux, comprenant une agence bancaire, un cabinet de médecine du travail et un restaurant au rez-de-chaussée, il a finalement été racheté en 2012 par le bailleur social Habitation Moderne. "A ce moment-là, les prix de ce type d'immobilier étaient en baisse, cela nous a permis de réaliser cette opération originale et complexe", a expliqué Philippe Bies, président d'HM, lors de l'inauguration de la rénovation.

Il aura fallu investir plus de 10 millions d'euros pour transformer les bureaux en 69 logements (du 1 au 5 pièces) d'une surface habitable totale de 4 900m². L'agence bancaire et la médecine du travail sont restés.

Les architectes de l'agence Ligne bleue ont travaillé durant 2 années sur le projet, ils ont dû composer avec un existant absolument pas conçu pour l'habitat. Au final, les logements sont spacieux et pas un n'est identique avec son voisin. Tous sont accessibles aux personnes à mobilité réduite, certains ont même été adaptés. Ils ont été répartis en 3 "bâtiments" chacun désservi par une cage d'escalier différente.

Les architectes ont aussi voul conserver le hall d'entrée et l'escalier centraux, quasi monumentaux... des éléments rarissimes dans l'habitat collectif, social qui plus est. "Ils n'étaient pas vraiment utiles sur le plan fonctionnel. Mais le maître d'oeuvre nous a suivis : nous voulions laisser le bâtiment dans son jus", explique Marie-Laure Haxaire. Une oeuvre en patchwork de cuir et de tissu ainsi qu'une surprenante statue signée Michel Averseng (une femme debout sur le dos d'un homme à 4 pattes) ont également été conservées dans le hall d'entrée.

Le chauffage collectif de l'ensemble est assuré par aquathermie, grâce à 2 pompes à chaleur et un plancher chauffant. Caves individuelles, parkings et locaux pour les vélos complètent l'ensemble. Les locataires qui ont emménagés il y a quelques mois déjà, apprécient le confort de ces nouveaux logements.

Une fois n'est pas coutume, la réhabilitation réalisée au 305 route de Schirmeck démontre que la production de logements sociaux n'est pas incompatible avec une certaine originalité architecturale.

 

DEFENESTRATION

Une jeune femme de 24 ans a sauté du 4e étage d'un immeuble situé rue du Doteur Schaffner, le 2 juin vers 10h. Prise en charge par les pompiers et le SMUR, elle a été transportée dans un état grave au CHU de Hautepierre. Son pronostic vital est engagé. D'après la police, il s'agirait d'une tentative de suicide.

 

LE VOLEUR DERANGE PAR LA BAC

Un homme de 39 ans a été condamné le 3 juin par le tribunal correctionnel pour avoir tenté de cambriolé un cabinet dentaire dans la nuit du 30 au 31 mai.

Lors de sa comparution, le prévenu a reconnu qu'au départ, il venait pour cambrioler le cabinet dentaire situé chemin du Gliesberg à la Montagne Verte. Il a cassé la vitre, aucune alarme s'est déclenchée, aucun témoin de la scène. Ensuite il aurait été pris de remords, pensant à ses enfants, que même a découvert, il n'avait pas besoin de faire ça. C'est en repartant qu'il s'est fait interpellé par la BAC au terme d'une course-poursuite de quelques instants. A proximité du cabinet, caché dans un buisson a été retrouvé un pied-de-biche, un tournevis et une lampe torche.

Le ministère public a requis un an de prison ferme pour le récidiviste, il a finalement été condamné à 6 mois ferme avec maintien en détention. Depuis sa dèrnière sortie de prison en 2010, il s'était lancé dans le négoce de véhicules d'occasion avec le statut d'auto-entrepreneur.

 

PANNE DE COURANT : UN TRANSFORMATEUR DE LA MONTAGNE VERTE EN CAUSE

La panne de courant qui a touché les quartiers de la Montagne Verte, de Koenigshoffen, de l'Elsau, ainsi que Lingolsheim et Ostwald le 18 juin en fin d'après-midi a été provoquée par un feu sur un transformateur électrique situé chemin de la Holtzmatt à la Montagne Verte. Le sinistre a été circonscrit par les pompiers qui ont reçu environ 200 appels en 45 minutes, notamment de personnes bloquées dans les ascenseurs. L'incident n'a pas fait de blessé.

CULTURE INTENSIVE DE CANNABIS : 6 ANS FERME

Un homme de 39 ans a été condamné le 3 juillet à 6 ans de prison ferme pour avoir crée une culture intensive d'herbe de cannabis en faisant pousser plus de 1 000 plants dans un pavillon de la Montagne Verte. Il est actuellement en fuite.

Le 18 mai 2012, après avoir interpellé un homme qui fumait un joint rue de Still, les policiers ont pénétré dans un pavillon où ils ont découvert pas moins d'un millier de plants de cannabis de toutes tailles, ainsi que 9 kilos d'herbe.La plantation occupait les 3 niveaux du logement, du sous-sol à l'étage. Elle bénéficiait d'une installation sophistiquée nécessitant beaucoup d'énergie. Après vérification, Electricité de Strasbourg a indiqué à la police que le pavillon consommait 4 fois plus d'électricité que la moyenne des logements de ce type.Selon les enquêteurs, le site pouvait produire 600 kilos d'herbe de cannabis par an, soit 2,1 millions d'euros à la revente pour un investissement initial compris entre 100 et 120 000 euros.

L'homme aurait eu le temps d'effectuer 3 récoltes avant l'arrivée de la police. A son domicile de la rue de la Coudreuse (qui était sous un faux nom, comme tout le reste), les policiers ont encore retrouvé environ 2 kilos de cannabis et dans sa voiture 50 000 euros en liquide.Trois jours après la découverte de l'exploitation, les policiers ont failli lui mettre la main dessus. Mais après s'être présenté à eux sous un faux nom, il les a poussé et a sauté dans l'Ill, il a traversé la rivière et s'est évanoui dans la nature. Malgré les importants moyens mis en place pour le retrouver, il a fuit à l'étranger,vraisemblablement au Maroc.

Au final, Didier Gaessler a été condamné à 6 ans de prison ferme, assorti d'une amende de 50 000 euros, plus 6 mois de prison ferme pour l'usurpation d'identité. Il reste sous le coup d'un mandat d'arrêt.

 

UNE BELLE REUSSITE POUR LA TOURNEE ARACHNIMA

La tournée Arachnima avait posée ses valises à la Montagne Verte durant la 3e semaine de juillet. Comme tous les ans, elle a rencontré un franc succès avec près de 250 enfants présents sur toute la semaine.

Tout au long de cette semaine, il était proposé des ateliers de dessins et de sérigraphie, des débats sur l'éco-citoyenneté avec l'association Themis, une sensibilisation ludique aux sciences et à l'environnement (cette année sur le thème de l'eau) avec Les Petits Débrouillards, un stand de jeux organisé par La Maison des Jeux, un espace petite enfance ainsi que des activités sportives. Les enfants ont préparé toute la semaine le spectacle final de dimanche soir.

Cette semaine à donc pris fin dimanche soir avec une mini-exposition : puzzle en bois dont les élements modulables ont été peints par les enfants, sérigraphie et impression sur toile, fresque sur papier huilé et fresque collective bucolique autour du coquelicot, puis place au spectacle : une bande de chats qui embarquent à bord du "Chitanic" suivi par une pièce de théâtre d'ombres et marionnettes ou la framboise côtoie la fusée.

 

VOL DE METAUX SUR UN CHANTIER

Le 22 juillet vers 21h45, la police est intervenue auprès d'une fourgonnette garée à proximité d'un chantier de démolition, chemin du Grossroethig à la Montagne Verte. Deux individus ont pris la fuite à la vue de la police et n'ont pas été interpellés. Un 3e âgé de 42 ans, a quant a lui été arrêté alors qu'il entassait de la ferraille en provenance du chantier. Dans la camionnette, les policiers ont découvert du cuivre.

Le quadragénaire de nationalité roumaine est convoqué devant le tribunal correctionnel le 19 novembre prochain. Il fait par ailleurs l'objet d'un arrêté de reconduite à la frontière et a été conduit au centre de rétention de Geispolsheim.

 

DES RIVERAINS INDIGNES

L'abattage de 2 arbres sur le terrain de l'ancien jardin d'enfants au 8 rue de l'Abbé Lemire a suscité l'indignation des riverains.

Mercredi 24 juillet, les riverains découvrent dégoûtés que le marronnier et le platane sont en train d'être abattus. Une riveraine a affirmé que si elle avait su, elle se serait attachée à un des arbres. Elle explique aussi que la ville a demandé aux riverains de signer une charte pour le parc naturel urbain mais ne tient pas ses promesses avec cet abattage.  Un autre riverain a dit une fois à la ville "vous parlez de coulée verte mais la première chose que vous faites c'est de couper les arbres".

Eric Elkouby, adjoint au maire en charge du quartier se défend : la maison reste et sera transformée en centre d'hébergement et de réinsertion sociale pour les femmes en difficulté. Il explique que le terrain appartient depuis 2010 à Domial qui procède à des travaux d'extension. Quant aux 2 arbres abattus, il affirme ne pas avoir été au courant que les travaux se faisaient ce jour-là. Il affirme qu'il a aussitôt demandé la suspension du chantier.

 

INCENDIE PLACE D'OSTWALD

Un feu s'est déclenché le mardi 30 juillet vers 11h15 dans un local de 20 m² au sous-sol d'un immeuble désaffecté place d'Ostwald à Strasbourg. La mosquée située au rez-de-chaussée de l'immeuble n'a pas été touchée et le feu a rapidement été éteint par les pompiers. Aucun blessé n'est à déplorer.


UN CAMPING TOUT NEUF EN 2015 !!!

Le camping de la Montagne Verte, crée dans les années 60, se fait vieux. La Ville de Strasbourg a décidé de le détruire pour en faire un lieux attrayant pour les amoureux de la nature. Lancement des travaux : début 2014.

Camping MTV

Aires de jeux, nouveau bâtiment d'accueil, bar-restaurant... le visuel du futur camping de la Montagne Verte fait rêver.

"Je suis un campeur déçu. On était partis pour rester 4-5 jours mais on va repartir aujourd'hui. Il y a des choses qui doivent se faire dans l'urgence". Yves Blondé vient du Nord-Pas-de-Calais et il ne cache pas son mécontentement. Manque d'hygiène dans les sanitaires, bacs vaisselle fermés, eau trop chaude... Ses critiques attestent de l'état de vétusté du camping de la Montagne Verte, seul camping de la capitale de l'Europe.

Pour Jean-Jacques Gsell (JJG), adjoint au maire et président de l'office de tourisme de Strasbourg et sa région, le projet de rénovation est nécessaire : "C'est du rattrapage", explique-t-il. Pour lui, strasbourg doit avoir un camping 4 étoilesq. L'objectif est là : avec un budget de 6,5 millions d'euros, le nouveau camping qui devrait rouvrir ses portes à l'été 2015 a pour finalité d'attirer plus de touristes et de les faire rester pour découvrir la ville. "Le but n'est pas d'avoir un camping renfermé sur lui-même mais de faire découvrir Strasbourg", souligne le porte-parole de la Ville.

Avec une durée moyenne de séjour de 1,6 jour, la clientèle du camping est généralement constituée de touristes en transit de Belgique ou de Hollande. Mais on trouve aussi des Russes, des Italiens ou des Brtitanniques. "On répond à la demande, on s'adapte à la situation actuelle : avant, il y avait une majorité de tentes, maintenant, ce sont des campings-cars", annonce JJG.

Le nouveau camping comptera donc 99 places avec installations ainsi que des habitats légers de loisirs qui permettront d'accueillir des familles. Et la Ville voit les choses en grand : un bar-restaurant - indispensable pour espérer être estampillé 4 étoiles - ainsi que des aires de jeux pour enfants, une salle de billard, voire un terrain de beach-volley et une piscine sont envisagés.

Les travaux prévus à la fin de la saison estivale 2013 débuteront finalement en janvier 2014 pour une durée de 18 mois. La destruction de l'ancienne auberge de jeunesse qui deviendra le bâtiment d'accueil du camping marquera le début de ces travaux. Le futur gestionnaire, une délégation de service public, sera choisi en octobre ou novembre prochain. Il pourra ainsi suivre les travaux et y être associé. Il reste pour le moment 4 candidats.

En attendant, la Ville travaille sur le projet définitif. Destruction de l'entrée actuelle, assainissement à refaire, pelouse à rénover... Le chantier est important et le camping sera donc fermé pendant toute la durée des travaux... Des espaces provisoire seront aménagés pour accueillir la clientèle. Comme par exemple, l'aire d'accueil pour camping du Jardin des Deux-Rives auquel sera ajouté un terrain dont le sol devra être stabilisé.

Enfin, un détail qui a son importance, le camping sera au coeur du Parc Naturel Urbain, un projet en cours et qui a pour vocation de rapprocher les 3 quartiers de la Montagne Verte, de l'Elsau et de Koenigshoffen tout en redonnant sa place à la nature. Côté prix, l'augmentation est inévitable, mais cela restera plus économique que l'hôtel.


6 INFRACTIONS EN UN RIEN DE TEMPS

Un homme de 49 ans a été jugé le 7 août pour avoir cumulé des infractions le 5 août à Strasbourg.

Parce qu'il circulait à cyclomoteur sans casque, des policiers à moto décident de l'arrêter, route de Schirmeck à Strasbourg. Mais plutôt que de se conformer à un contrôle, l'homme accélère à la vue des agents, franchissant sous leurs yeux un feu tricolore au reouge. Les motards finissent par l'arrêter non sans mal : l'homme se débat, insulte les policiers et blesse un fonctionnaire à la main en chutant. Il aggrave son cas lorsque les policiers découvrent que l'homme circule sur un véhicule qui n'est pas assuré, qu'il accuse un taux d'alcoolémie de près de 0,7 g/l et qu'il porte sur lui un coteau à cran d'arrêt.

Au vu des faits et du passé judiciaire de l'homme (10 mentions au casier judiciaire, dont certaines pour des faits identiques), la substitut du procureur requiert une peine de 10 mois de prison fermeainsi que la révocation à hauteur de 4 mois d'une peine de sursis avec mise à l'épreuve (SME).

Le quadragénaire a finalement été condamné à 4 mois de prison ferme auxquels s'ajoutent 4 mois de révocation du SME et d'une contravention de 200 euros. Il a été maintenu en détention à l'issue de l'audience.


VOITURE CONTRE PIETON

Une femme de 49 ans a été heutrée par une voiture à la Montagne Verte le 19 août vers 11h45. La collision a eu lieu à l'angle de la route de Schirmeck et du chemin du Gliesberg. Présentant une plaie à la tête, la pietonne a été transportée par les secours à la clinique Sainte-Odile.


LIGNE 15 DE LA CTS : PLUS DE PASSAGES EN SOIREE

Au vu du succès rencontré par la ligne 15, et des reflexions menées avec la Ville sur les transports en commun en soirée, la CTS a donc décidé d'augmenter les passages des bus sur cette ligne en soirée.

Ainsi, à partir du 2 septembre, les bus passeront toutes les 30 minutes environ en soirée, contre toutes les heures auparavant.

 

EMMAUS SANS FRONTIERES

Quand vient l'été, la communauté Emmaüs de Strasbourg s'agrandit. Des volontaires du monde entier viennent travailler, pour quelques jours ou plus longtemps, aux côtés des compagnons et des bénévoles. Un joyeux chaos multiculturel.

Le travail n'est jamais le même, tri des vêtements, emballage des jouets, nettoyage de la vaisselle... un bénévole passe en général par tous les postes, histoire de découvrir l'immensité et la diversité de la tâche.

En échange du travail effectué bénévolement, la personne est nourrie et logée gratuitement sur place. Ce bénévolat est très prisé des étudiants étrangers, car pour beaucoup, c'est l'occasion de venir en France pour la 1ere fois. En l'espace de 3 ans la communauté Emmaüs a accueilli 52 volontaires de plus de 15 nationalités différentes.

De fait ce bénévolat se transforme en échanges multiculturel, et contrairement à ce que l'on pourrait croire, la communication n'est jamais un problème : il n'est pas rare que les compagnons parlent 4 ou 5 langues différentes, et "quand on ne trouve personne pour traduire, on arrive toujours à se faire comprendre avec des signes" explique Samir.

"Entre les volontaires étrangers, l'alsacien, l'allemand et toutes les autres langues que j'entend, je n'ai pas l'impression d'être en France" affirme Anne-Christelle. Il s'agit la d'une expérience enrichissante et un profond dépaysement selon les dires de tous.
L'accent est mis sur l'échange interculturel, les volontaires sont invités à préparer un repas traditionnel de leur pays d'origine, ils bénéficient de tickets de transports en commun, un repas dans un restaurant traditionnel, des entrées de musées leurs sont proposés pendant leurs heures de repos...

Un bel exemple de mélange des cultures dans la capitale de l'Europe qu'est Strasbourg.

 

LE NOUVEAU CLUB-HOUSE FAIT DEJA PARLER DE LUI

Club-house

Le nouveau club-house du FC Montagne Verte (FCMV) a été inauguré le 31 août 2013. Il représente un investissement municipal de 1,3 million d'euros. Mais les problèmes sont déjà là.

Cela fait plus de 20 ans que le FCMV attendait ce nouveau club-house qui dispose d'une partie vestiaires et un foyer. L'ancien était fait de bric et de broc surmonté d'une couverture amiantée. Il a fallu attendre 2002 pour qu'il soit doté de toilettes et de lavabo. Les membres du FCMV et leurs adversaires avaient donc coutume dans ces conditions d'utiliser les installations bien moins rudimentaires du club voisin, l'AS Elsau Portugais.

Les dirigeants du club soulignent que si ils ont pu obtenir ce nouvel équipement, c'est grâce à l'action de l'adjoint de quartier Eric Elkouby.

Ce club qui compte 186 licenciés accepte tous les enfants comme ils sont : qu'ils soient en surpoids, pas assez forts ou même pas très habile explique un responsable du FCMV, quand à l'encadrement, il est entièrement bénévole et se mobilise pour participer ou organiser aux fêtes de quartier et animations d'été. Le club a un véritable rôle social remarque Eric Elkouby.

Pourtant, la joie de disposer d'un nouvel équipement a rapidement cédé la place à la déception. L'architecture extérieure du bâtiment est réussie, mais ce-dernier cumule les anomalies fonctionnelles.

Il n'abrite que 2 vestiaires, un problème lorsque 2 matchs doivent se dérouler en même temps, il faut alors utiliser les vestiaires de l'AS Elsau Portugais, ou décaler les rencontres. Aucun espace de rangement du matériel sportif n'a été prévu, il faut allors le stocker dans le bureau ou dans le très vaste vestiaire d'arbitre qui a dû être condamné en attendant que la transformation du local vélo soit achevée pour remédier à la situation.

La partie foyer peut à peine contenir 30 personnes et encore, un énorme bar prenant une grande partie de l'espace. En revanche, le "cuisinier" (moins de 10 repas organisés chaque année) dispose d'une vaste cuisine, de toilettes et d'une salle de douche.

Quand à l'espace autour du club-house, il n'est pas clos, des graffitis ont très vite fait leurs apparition sur les murs. Le bâtiment recèle des petits coins à l'abri des regards : la porte vitrée d'accès aux vestiaires a déjà été cassée, un autre jour, la serrure a été forçée, les lampes de sols ne sont pas restées intactes très longtemps.

Eric Elkouby qui a demandé un "réequilibrage" des espaces intérieurs à également fait savoir que le club-house allait complètement être cloturé.

 

GARCON RENVERSE PAR UN SCOOTER

Un garçon de 10 ans a été légèrement blessé par un scooter le 31 août vers 14h45 alors qu'il traversait la route de Schirmeck à hauteur du n° 249, sur un passage piéton. Le feu était alors au vert pour lui. Le 2 roues circulait dans la voie réservée aux bus quand il a heurté l'enfant. Il s'est ensuite arrêté mais il est immédiatement reparti.

Les témoins de l'accident sont invités à se faire connaitre auprès de la brigade des accidents au 03 90 23 17 08.

 

VIOLENTE EXPLOSION D'UN APPARTEMENT : AUCUN BLESSE

Une explosion s'est produite dans un appartement de la rue de Gresswiller à Strasbourg, à 15h, près de la route de Schirmeck, dans les quartier de la Montagne Verte. L'explosion a provoqué d'importants dégâts, les vitres du logement ont été détruites, mais on ne déplore de blessé.

Une enquête est ouverte sur les causes de l'explosion qui pourrait être due au gaz.

L’explosion a retentit à 15h, dans un appartement du rez-de-chaussée du 2 rue de Gresswiller, près de la route de Schirmeck.

L’occupant du logement ­-un homme d’environ 70 ans d’après les témoignages recueillis sur place­- n’était pas présent au moment de l’accident qui a projeté objets et mobiliers à l’extérieur, les cloisins intérieures du logements ont également été complètement détruites par l'explosion.

Les riverains, encore sous le choc, parlent d’ «un gros boum » suivi d’une « onde de choc puissante » qui a soufflé plusieurs fenêtres de l’immeuble et des appartements voisins ainsi que la porte d’entrée de la maison située de l’autre côté de la rue et les vitres des voitures.

Les débris de verre qui jonchent partout le sol témoignent de la puissance de la déflagration qui n’a fait aucun blessé. La stabilité du bâtiment n’est pas menacée. Une enquête est en cours pour déterminer dans quelles circonstances cette explosion est survenue.

 

10 ANS DE PRISON POUR LE VIOLEUR

Jugé les 19 et 20 septembre 2013 par la cour d'assises du Bas-Rhin, Oscar Acheampong a été condamné à 10 ans de réclusion criminelle avec suivi sociojudiciaire pendant 5 ans et injonction de soins.

Le 26 mars 2011, à l'aube, il s'était attqué à une femme d'une trentaine d'années, route de Schirmeck, dans le quartier de la Montagne Verte à Strasbourg. Alcoolisé, l'homme alors âgé de 20 ans s'était montré violent et avait violé la jeune femme sur la piste cyclable qu'elle empruntait pour rentrer à son domicile de Lingolsheim après une soirée passé à Strasbourg.

Interpellé le jour même par les policiers grâce à son téléphone laissé sur place, l'homme avait reconnu les faits.

 

COLLISION : 1 BLESSE

Un automobiliste qui quittait un parking est entré en collision avec un scooteriste, le 15 octobre à 11h au niveau du 220 route de Schirmeck. Le conducteur du deux-roues, un homme de 48 ans a été légèrement blessé, il a été transporté au CHU de Hautepierre.

 

REQUALIFICATION DU SECTEUR DES FOULONS

Coincé entre l'autoroute A35 et la rue de la Montagne Verte ou passe le tram, le secteur des Foulons était quelque peu délaissé, avant que Ville et CUS investissent 2,8 millions d'euros pour son réaménagement.

Foulons, Corroyeurs, Coudreuse : seules 3 rues évoquant l'industrie du cuir composent cet îlot. Essentiellement à caractère résidentiel, il compte aussi un hôtel, 2 immeubles de bureaux et des jardins familiaux. "Ce secteur de la Montagne Verte était délaissé ; les 2 rues principales, celle des Foulons et celle des Corroyeurs ne communiquaient même pas entre elles" rappelle Eric Elkouby, adjoint au maire en charge du quartier.

Initié en 2009, le projet de réaménagement prévoit de relier les 2 rues en question, de transformer la rue des Foulons en "cour urbaine", de créer de nouveaux emplacements de parking, d'augmenter le nombre de jardins familiaux (de 10 à 15) et de lancer un jardin partagé. Le programme a été élaboré avec les habitants et notamment avec les Portes de la Montagne Verte, l'association du secteur. "Il y a eu 21 réunions de concertation !" insite Eric Elkouby.

 

Engagé au printemps 2013, le chantier sera achevé début 2014, il y eut d'important de travaux sur les réseaux enterrés. Côté jardins familiaux et jardin partagé, c'est presque fini : les nouveaux abris viennt tout juste d'être posés. Le terrain situé à l'arrière de l'ancienne poste a été dépollué (de la feraille était entreposée), ce qui a permis de recomposer cette zone verte située comme l'ensemble de l'îlot, dans le Parc Naturel Urbain. Un argument supplémentaire pour conserver les grands arbres présents sur le site, comme l'ont demandé les habitants. L'érable de 25 ans situé au 18 rue des Foulons sera conservé malgré son empiètement sur le tracé de la nouvelle voirie. Devant l'émoi suscité et le combat d'un riverain, Erci Elkouby s'est engagé à le conserver, quitte à retravailer un peu le tracé de la nouvelle voirie.

Les parkings sont déjà utilisables, même si leurs abords et leurs aménagements paysagers ne sont pas encore terminés. "Au début, au moins, le stationnement ne sera pas payant, mais on verra à l'usage", indique l'adjoint du quartier. Situées en bordure de l'îlot, sur l'ancien site de la DDE et face à la station de tram "Montagne Verte", les places risquent d'être occupées par les véhicules des usagers du tram. Mais elles sont censées accueillir les voitures des habitants de la rue des Foulons.
Transformée en "zone de rencontre", celle-ci sera pavée, interdite au stationnement (l'arrêt est autorisé) et n'aura plus de trottoirs. Les jardinets privés situés devant les immeubles seront ceints de nouvelles clôtures en fer forgé. Cette configuration devrait résoudre le problème du ramassage des ordures ménagères, les véhicules en stationnement empêchant le passage des camions.

Des niches de stationnement doivent être aménagées dans la rue des Corroyeurs qui passera en "zone 30". Ses trottoirs seront élargis et des arceaux à vélos posés, comme dans l'ensemble du quartier. Le traitement sera quasi indentique pour la rue de la Coudreuse. L'ensemble des travaux représente un investissement de 2,8 millions d'euros (1,6 pour la Ville et 1,2 pour la CUS).

L'Etat participe aussi (indirectement) à ce réaménagement : Armand Jung, député de la circonscription, "a obtenu en termes budgétaires, la construction d'un mur antibruit de 5 mètres de haut le long de l'autoroute", annonce Eric Elkouby qui est également son suppléant. Selon lui, "les travaux de construction du mur vont démarrer début 2014", au grand soulagement des habitants.

 

Un peu d'histoire

La majorité des immeubles de la rue des Foulons ont été construits entre 1904 et 1912, au mépris de la zone "non aedificandi", le glacis militaire. Cet îlot, auquel on pouvait accéder par la rue du Ban-de-la-Roche, vit son isolement s'accroître avec la construction de l'autoroute A35, dans les années 1960. La forme biscornue de la rue est dûe à l'ancien fossé (Walkgraben, ou fossé des Foulons), comblé en 1926, dont les constructions ont suivi le tracé. Et aussi au bâtiment situé au n°15, antérieur à la réalisation de la rue.

Le long de la rue de la Montagne Verte et en bordure de l'îlot, 2 bâtiments sont inoccupés et ne font l'objet d'aucun projet précis à cout terme. La poste historique de la Montagne Verte (ouverte en 1897, transférée rue de Friedolsheim en 1965), depuis longtemps reconvertie en logements, n'a plus de locataires depuis 2 ans au moins ; le restaurant "Kaboul", qui a fermé ses portes l'été dernier, n'a pas de repreneur. Propriété de la Ville, ces 2 bâtiments sont gérés par Habitation Moderne. Quant au bâtiment portant l'enseigne "Café Semos", le long de la piste cyclable du Herrenwasser, un bureau d'études en géothermie s'est porté candidat à sa reprise, annonce Eric Elkouby.

 

MEURTRE A LA MONTAGNE VERTE

Un homme âgé de 53 ans a été placé en garde à vue, le 21 décembre, pour avoir poignardé sa mère de 76 ans, avec laquelle il vivait dans le quartier de la Montagne Verte à Strasbourg.

Les raisons pour lesquelles un homme d’une cinquantaine d’année a tué à coups de couteau sa mère, une septuagénaire, restent encore floues. Le meurtrier présumé, au chômage selon un voisin, a lui-même appelé les pompiers et la police le 21 décembre, peu avant 10 h, pour expliquer qu’il avait poignardé sa mère.

Il a été immédiatement interpellé et placé en garde à vue. Vers 12 h 40, la vice-procureure de Strasbourg, Françoise Toillon est arrivée avec l’adjoint du directeur de la sécurité publique du Bas-Rhin, Alain Winter, sur les lieux du drame, un appartement situé au 3e étage d’une résidence comptant huit niveaux, plutôt cossue dans une rue calme du quartier de la Montagne Verte à Strasbourg.

Elle a expliqué qu’il fallait attendre l’audition du meurtrier présumé pour connaître les motifs et les circonstances de son acte. L’enquête de voisinage conduite par les enquêteurs de la brigade criminelle n’a pas permis de recueillir d’éléments indiquant un quelconque problème de relations entre la mère et le fils, qui vivaient tous les deux dans l’appartement.

La vice-procureure a encore indiqué qu’à l’arrivée des policiers, « l’homme était un peu alcoolisé », et qu’une « autopsie du corps de la victime allait être faite ». Elle a également relevé qu’une information judiciaire allait être ouverte sans toutefois pouvoir encore préciser sous quel chef. Selon plusieurs voisins qui ignoraient tout du drame n’ayant entendu aucun bruit de dispute ou de cris, la mère et le fils étaient des gens sans histoire.

L'audition du suspect a débutée dans l'après-midi.

 

MEURTRE A LA MONTAGNE VERTE : LE SUSPECT PENALEMENT RESPONSABLE

Le suspect de 53 ans se trouve dans un état dépressif. Sa mère avait appelé le médecin de famille la veille du drame, car son fils ne se sentait pas bien du tout. Le médecin est arrivé le lendemain comme convenu, mais il était déjà trop tard, quand il s'est présenté sur les lieux, les pompiers et la police étaient déjà sur place.

Lors de son audition devant les enquêteurs de la brigade criminelle, Pascal Speich a reconnu avoir tué sa mère. Pour justifier son passage à l’acte, il a évoqué ses intentions suicidaires.

« Il dit avoir fait des recherches pour voir les différentes méthodes de suicide », confie le vice-procureur Françoise Toillon. Le matin du drame, il aurait ainsi pris sa décision d’en finir. « Il a d’abord voulu supprimer sa mère », indique la magistrate.

« Il a expliqué que sa mère se faisait beaucoup de souci pour lui et qu’il a voulu mettre fin à ses souffrances, avant de se suicider lui-même », rapporte le commissaire Alain Winter, directeur adjoint de la direction départementale de la sécurité publique du Bas-Rhin.

Après avoir pris son petit-déjeuner, le suspect s’est rendu dans la chambre de sa mère, encore au lit, et lui a porté plusieurs coups de couteau. Il a ensuite averti les secours et la police, sans attenter d’une quelconque manière à ses jours.

 

La vice-procureure de la République a demandé une expertise psychiatrique vu l'état mental du suspect. L'expert a conclu que le suspect n'est pas irresponsable pénalement.

Une information judiciaire a été ouverte pour "homicide volontaire sur ascendant", ce qui constitue une circonstance aggravante. Mais la vice-procureure n’écarte pas la possibilité de requalifier éventuellement le chef de mise en examen d’assassinat si l’enquête arrive à prouver la préméditation.

 

MEURTRE A LA MONTAGNE VERTE : MISE EN EXAMEN POUR ASSASSINAT

Le suspect, Pascal Speich a été présenté au parquet de Strasbourg le 23 décembre. Le juge d'instruction a retenu la préméditation des faits, le suspect a donc été mis en exament pour "assassinat", un crime passible de la réclusion criminelle à perpétuité. Il a été placé en détention provisoire. L'autopsie du corps de sa mère devrait avoir lieu le 24 décembre.

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