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News en direct de Strasbourg (et Grand Strasbourg)

Les informations sont classé chronologiquement donc les plus récentes se trouvent en bas de page.

 

NOUVEL AN : UNE NUIT GLOBALEMENT CALME MALGRE DES INCIDENTS

Des incidents à Hautepierre ou la police a dûe ouvrir le feu sur un automobiliste qui a tenté d'écraser des policiers et des affrontements au Neuhof, les traditionnels feux de voitures et poubelles ont encore été dénombrés en masse, mais l'heure était à l'appaisement, la fête reprend ses droits, plus d'informations sur notre page spéciale du nouvel an.

 

NOUVEL AN : SUITES DE L'AFFAIRE D'HAUTEPIERRE

L’affaire de la voiture folle qui a manqué de renverser des policiers en civil lors de la Saint-Sylvestre à Strasbourg-Hautepierre prend une tournure inattendue. Les fonctionnaires ont tiré successivement sur deux Renault Megane alors qu’ils pensaient avoir affaire à un même véhicule. Le second conducteur, qui a été blessé par une balle, vient de déposer plainte contre eux.
Initialement, les policiers interviennent pour des violences commises sur la voie publique dans le quartier de Hautepierre. Une jeune femme vient d’être frappée par un individu qui l’avait abordée quelque temps plus tôt. À la vue des forces de l’ordre, l’homme monte dans une Renault Megane vert foncé – le détail a son importance.
Le suspect démarre sur les chapeaux de roue. Il fonce droit sur deux policiers en civil qui tentent de lui barrer le passage. Les fonctionnaires sont contraints de faire feu avec leur arme de service. Ils évitent le choc de justesse mais le chauffard parvient à s’échapper.
Il est environ 2 h 30 du matin. Non loin de là, Farid (*) fête son trente-cinquième anniversaire et la nouvelle année avec deux amis. Les trois hommes, qui ont bu quelques verres d’alcool sur le parking du centre socioculturel Le Galet, décident de poursuivre la fête en Allemagne.
Farid s’installe seul à bord de sa voiture – une Megane gris foncé. Ses deux copains empruntent un autre véhicule. Le conducteur de la Renault sort du parking du Galet, franchit un feu tricolore et s’engage sur le boulevard Balzac. À la sortie d’une légère courbe à gauche, il voit « au moins cinq personnes sur le terre-plein central » qui sépare sa voie et le couloir de bus. « À peine ils ont vu ma voiture qu’ils ont commencé à m’arroser, raconte le trentenaire. J’ai pas compris ce qui se passait. J’ai pensé que c’étaient des jeunes qui me tiraient dessus, c’est pour ça que je ne me suis pas arrêté. J’ai pas regardé derrière moi, je voulais sauver ma peau. »
À ce moment-là, Farid assure ignorer qu’il a affaire à des policiers en civil. « Ils avaient des capuches et des bonnets mais aucun brassard », précise-t-il. Le conducteur, qu’une balle a brûlé au niveau de l’index gauche, abandonne sa voiture sur un parking de la maille Eléonore, à quelques centaines de mètres de là. La vitre conducteur a éclaté et une balle a terminé dans le capot.
Farid ne marche pas longtemps avant de croiser deux autres fonctionnaires qui portent le brassard réglementaire. Son identité est relevée et il est interpellé. Il est placé en garde à vue le 1 er janvier à 3 h 15 au commissariat central de Strasbourg.
Les enquêteurs de la brigade criminelle de la sûreté départementale pensent qu’ils tiennent l’auteur des violences sur la jeune femme qui a forcé le barrage de police. Farid répète qu’il n’a rien à voir avec cette affaire.
Un événement va clarifier les choses. Une Renault Megane grise qui porte des impacts de balles est retrouvée abandonnée sur le parking de l’hypermarché Auchan Hautepierre. Son propriétaire est interpellé au petit matin du 1 er janvier. Âgé de 32 ans, celui-ci se dit également innocent, affirmant avoir prêté son véhicule au cours de la soirée sans savoir qui a pu l’utiliser. La jeune femme agressée met hors de cause les deux hommes, qui sont relâchés dans la soirée du 2 janvier.
Deux jours plus tard, Farid retourne au commissariat pour déposer plainte à l’encontre des policiers qui lui ont tiré dessus. « J’ai bien réfléchi. C’est vrai que je suis coupable de conduite en état d’ivresse [il accusait une alcoolémie de 1,10 g/l au moment de son placement en garde à vue], mais ils m’ont tué le cerveau avec tout ça. » Après quarante heures de garde à vue, il est toujours choqué et prend des médicaments « pour [s] e calmer ».
« Je me sens comme un miraculé, indique le jeune homme. Imaginez que j’aie reçu une balle dans la tête, qu’est-ce qu’ils auraient dit ? Qu’ils se sont trompés de personne ? Ils ne peuvent pas se tromper. Ils ont leurs yeux pour relever la plaque, c’est leur travail. »
(*) Le prénom a été modifié.
Le premier conducteur qui avait foncé sur les policiers est quant à lui toujours recherché. La direction départementale de la sécurité publique (DDSP) n´a pas souhaité commenter cette affaire.

 

LE PREMIER CIMETIERE PUBLIC MUSULMAN INAUGURE

Le premier cimetière musulman municipal de France a été inauguré lundi 6 février 2012 à Strasbourg, une première rendue possible grâce au droit local alsacien-mosellan qui permet aux pouvoirs publics d’intervenir dans l’organisation et le financement des cultes.
Le premier cimetière musulman municipal de France a été inauguré lundi à Strasbourg, un événement applaudi par la communauté musulmane hexagonale, à l’heure où une part croissante d’entre elle souhaiterait être inhumée en France.
Cette inauguration est un événement «historique pour la communauté musulmane d’Alsace et celle de tout l’Hexagone», s’est réjoui le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) Mohammed Moussaoui lors d’une cérémonie qui a réuni une cinquantaine de personnes malgré le froid glacial.
«Certaines municipalités n’ont hélas pas encore complètement intégré le fait que de plus en plus de musulmans souhaitent être inhumés en France» alors que «cette tendance est un signe fort d’appartenance à une communauté de destin», a –t-il ajouté.
Aménagé sur un terrain de plus d’un hectare dans le sud de la ville, ce cimetière pourra accueillir près d’un millier de sépultures, avec une extension déjà prévue si nécessaire. Le caractère confessionnel du lieu ne saute pas aux yeux, abstraction faite d’une grande inscription sur le mur d’enceinte: «cimetière public musulman». Mais l’orientation des sépultures vers la Mecque, les salles équipées pour les ablutions dans un petit bâtiment à l’entrée, et un espace couvert prévu pour les prières permettront aux familles qui le souhaitent de respecter les rites musulmans.
Soulignant qu’il s’agissait d’une «première» en France, le maire de Strasbourg Roland Ries (PS) a relevé que l’ouverture de ce nouveau cimetière s’inscrivait en même temps dans la «tradition de coexistence harmonieuse des différentes communautés religieuses» de la ville.
«Si l’on veut qu’une communauté religieuse se sente pleinement chez elle dans une ville, il faut lui faciliter la construction de cultes et l’enterrement de ses croyants. C’est la base même de l’intégration», a-t-il déclaré.
Plus haut représentant de l’Etat à la cérémonie, le sous-préfet David Trouchaud s’est aussi félicité de la création du cimetière. «Ce lieu permettra plus facilement aux musulmans ayant vécu en Alsace d’être inhumés sur place. Cela correspond à une tendance lourde en rapport avec la place du culte musulman dans la société française», a-t-il dit. «En Alsace comme ailleurs, les musulmans pratiquants sont confrontés à la saturation de carrés confessionnels dans les cimetières municipaux, et sont de plus en plus contraints de faire inhumer leurs proches dans leur pays d’origine alors même qu’ils auraient souhaité les garder auprès d’eux», a-t-il expliqué.
Le seul cimetière musulman connu en métropole a longtemps été celui Bobigny, ouvert dans les années 1930, mais il a été créé sous statut privé comme annexe d’un hôpital, et a récemment changé de statut en devenant formellement le carré musulman du cimetière communal.
La loi de 1905 sur la séparation des églises et de l’Etat ne s’applique pas en Alsace-Moselle et les pouvoirs publics peuvent intervenir dans l’organisation et le financement des cultes.
M. Moussaoui a toutefois souligné qu’une circulaire du ministère de l’Intérieur datant de 2008 avait «apporté une réponse satisfaisante au souhait des musulmans de pouvoir inhumer leurs morts dans le respect de leur rite» en permettant la multiplication des carrés musulmans: de 70 à fin 2008, ils sont passés à plus de 200 aujourd’hui.
Etaient présents à la cérémonie les représentants des cultes catholique, protestant et israélite, ainsi que des membres de l’opposition municipale: l’ancienne maire Fabienne Keller et Robert Grossmann (UMP). La création du cimetière a été voté «à l’unanimité» du conseil municipal, a rappelé M. Ries.

 

LES CRS VICTIMES DE TIRS D'ARME A FEU

La CRS 37 a accueilli sur sa base de la Robertsau une partie du GIPN de Strasbourg, les unités ont profité d'un emploi du temps dégagé pour participer à un exercice commun. Cette simulation a permis de revoir les bases de coopération entre les 2 services lorsqu'un individu fait feu avant de se retrancher chez lui.
 
 
Le scénario retenu était le suivant : une banale patrouille d'un fourgon de CRS dans un quartier sensible se fait prendre à partie par des habitants. Encerclés et cibles de jets de pierres et de cocktails Molotov, ils quittent leur véhicule en attendant des renforts supplémentaires. Les renforts en place, les échauffourés s'intensifient, lorsque la police gagne du terrain, un homme ouvre le feu sur les policiers, repli immédiat de ces derniers et nouvelle demande de renforts. Le tireur s'est rentranché dans une maison.
Les renforts arrivés sur les lieux, une compagnie entière de CRS est sur le terrain, le GIPN arrive lui aussi sur les lieux.
 
La police reprend le contrôle du terrain en parquant les émeutiers dans un endroit confiné. Le GIPN se déploie et est à son tour la cible d'une rafale de tirs. La décision de donner l'assaut est prise. En quelques minutes les hommes d'élite sont prets, l'assaut est donné, en quelques secondes le forcené est maitrisé sans qu'aucun coup de feu n'ai été tiré. Il est emmené par le GIPN qui quitte les lieux. Le calme étant revenu, les CRS quittent eux aussi les les lieux.

 

NOUVEL AN / HAUTEPIERRE : UNE PLAINTE CONTRE LE POLICIER QUI A TIRE

Me Renaud Bettcher a déposé plainte le 26 mars pour tentative de meurtre à l'encontre du policier qui avait tiré sur un automobiliste lors de la dernière Saint-Sylvèstre dans le quartier de Hautepierre à Strasbourg. Son client avait été blessé à la main par une balle.
 
Depuis près de 4 mois, le dossier est toujours dans les mains du procureur de Strasbourg sans qu'aucune poursuite n'ait été engagée. Me Renaud Bettcher "s'étonne de la lenteur de la procédure" alors que son client "est resté 40h en garde à vue, alors qu'il n'avait rien à se reprocher". Il a donc déposé plainte pour tentative de meurtre contre le fonctionnaire de police qui avait ouvert le feu à plusieurs reprises sur son client. De ce fait, le parquet de Strasbourg devrait ouvrir prochainement une information judiciaire pour le même chef.
 
Au cours de la nuit du nouvel an, 2 policiers en civil qui intervenaient pour une affaire de violence avaient manqué d'être renversés par une Mégane de couleur sombre. Quelques instants plus tard, dans un climat particulièrement tendu, les policiers avaient cru aperçevoir la voiture du mis en cause dans le même secteur. Il s'agissait en réalité d'une seconde Mégane, également de couleur sombre, conduite par le client de Me Bettchner. Ce dernier a essuyé plusieurs tirs de 9mm, dont l'un l'a blessé à la main et un autre a terminé sa course dans le siège passager.
 
L'avocat rappelle dans sa plainte que son client souffre depuis cet événement d'un grave problème psychologique.

 

UN HOMME ARME ET RETRANCHE : INTERVENTION DU GIPN

Le 27 mars vers 18h30, un homme de 33 ans s’est retranché dans l’appartement de ses parents, absents pour la journée, rue Saint-Quentin à Strasbourg, dans le quartier du Conseil-des-XV. Des voisins l’ont vu en fin d'après-midi, ensanglanté et armé d’un pistolet et d’un fusil sur le balcon de l’appartement du 2e étage ou il a ouvert le feu au moins une fois. Ils ont alerté les secours et la police.
 
Puis le GIPN a été appelé à la rescousse. Vers 19h15 l'assaut est donné, rapidement maîtrisé le jeune homme a été emmené à l’hôpital. Apparemment sous l’emprise de médicaments, le forcené, dépressif, s’était aussi tailladé les veines. Le périmètre de sécurité, qui avait été dressé autour de la rue où se déroulait l’intervention du GIPN, a été levé vers 19 h 30. Une perquisition a suivi l'interpellation.
Le forcené a été brièvement hospitalisé pour sa blessure au poignet (il s'est tailladé les veines) avant d'être admis en psychiatrie à l'EPSAN de Brumath.
 
 
ASSASSINAT A LA MEINAU

Un homme a tué l’amant de sa compagne en lui tirant dessus avec un fusil 22 long rifle, le 5 mai à Strasbourg, dans le quartier de la Meinau. Il a aussi visé celle-ci à la jambe et l’a frappée à coups de crosse après les avoir surpris sur leur lieu de rendez-vous.

Le tireur a assené à sa compagne plusieurs coups de crosse avec son arme, et il a tiré, selon les premiers éléments de l’enquête, à six reprises au total. On ne sait pour l’instant pas combien de projectiles ont atteint les victimes.Les faits se sont déroulés vers 7h, à proximité du lycée Couffignal situé le long de l’avenue de Colmar à Strasbourg.

Agé de 52 ans et touché par une balle en pleine poitrine, l’homme visé est mort au CHu de Hautepierre où il avait été évacué. La femme, quant à elle, a été blessée d'une balle au moins, au mollet. Grièvement blessée, notamment à la tête par les coups de crosse, elle a été hospitalisée.

Le tireur, qui aurait agi par jalousie, a été interpellé peu de temps après les faits et placé en garde à vue à l’hôtel de police de Strasbourg.

 

ASSASSINAT A LA MEINAU : TEMOIGNAGE D'UN HEROS TRES DISCRET

Hakan Cavdar est allé au secours d’une femme de 50 ans le 5 mai à Strasbourg, alors qu’elle se faisait frapper par son concubin à coups de crosse de carabine sur un parking situé près du lycée Couffignal. L’agresseur, qui venait de tuer par balle son rival amoureux, a été maintenu au sol par ce jeune homme qui fait désormais figure de sauveur. Mais qui ne s’en vante pas.

Son témoignage réalisé par les DNA.

hakan-cavdar-je-pensais-et-si-jamais-il-me-tire-dessus-puis-j-ai-arrete-de-reflechir-j-a.jpg(Hakan Cavdar, photo des DNA)

DNA : Que s’est-il passé samedi matin ?Dans le tragique fait divers survenu samedi matin près du lycée Couffignal à Strasbourg, où un homme de 54 ans a tué son rival amoureux d’une balle en pleine poitrine (nos précédentes éditions), il est apparu de suite comme une sorte de « héros ». Hakan Cavdar, un jeune intérimaire de 21 ans qui habite chez ses parents dans le quartier de l’Elsau, passait par là pour aller au travail. Il a sauté sur l’agresseur, pourtant armé d’une carabine, alors que celui-ci frappait sa compagne à coups de crosse. Après s’être battu avec lui, il l’a maîtrisé au sol jusqu’à l’arrivée de la police. Ce geste courageux, qualifié de « très dangereux » par un enquêteur de la police judiciaire, a sauvé la vie d’une quinquagénaire qu’il n’avait jamais vue. Aujourd’hui, celle-ci reste hospitalisée dans un état grave, mais son pronostic vital ne semble plus engagé.

Hakan Cavdar : J’étais en voiture et je passais avenue de Colmar avant de rejoindre l’autoroute. Quand j’ai tourné à droite, à hauteur de l’arrêt de bus, j’ai vu un homme qui pointait un fusil vers une voiture, côté passager. J’ai mis les warnings et j’ai attendu. Ça criait un peu et bout de cinq minutes, la dame est descendue et elle s’est mise directement à genoux. Elle a essayé d’attraper le fusil, alors l’homme l’a tiré vers lui pour le récupérer, et il a commencé à la taper ave la crosse.

Il a peut-être mis vingt ou trente coups. La femme était allongée au sol, elle ne bougeait plus. Il a quand même continué à taper sur sa tête. À ce moment-là, je me suis dit que je devais intervenir.

L’homme ne m’avait pas vu. J’ai couru vers lui. Quand je suis arrivé à sa hauteur, il s’est retourné et je lui ai directement mis un coup au visage. Puis d’autres. Il m’a attrapé à l’épaule, et m’a tiré. Je suis tombé au sol avec lui. J’avais peur qu’il reprenne le dessus, qu’il récupère l’arme qui était à terre, juste à côté. Il s’est débattu mais j’ai donné des coups jusqu’à ce qu’il ne bouge plus. J’avais une bague au doigt, elle s’est cassée…

Après, j’ai décidé de le tirer et de l’éloigner de la voiture. Il me criait dessus dans une langue que je ne connaissais pas. Les policiers m’ont dit que c’était peut-être de l’alsacien. Puis j’ai tout lâché. On s’est regardé dans les yeux, dix ou quinze secondes. Et je suis allé voir la dame. Il y avait beaucoup de sang sur sa tête. Elle avait les yeux grands ouverts. Elle avait peur, ça se voyait. Je lui ai demandé si elle allait bien, elle ne m’a pas répondu.

J’ai ensuite jeté un coup d’œil dans la voiture, c’était une Citroën C4. Il y avait un homme. Il ne faisait aucun geste, aucun bruit. Je me rendais compte que quelque chose de grave s’était passé. À l’arrêt de tram, j’ai vu que des gens applaudissaient. Dix secondes après, les policiers sont arrivés. Ils m’ont tout de suite félicité même s’il y avait beaucoup de tension quand ils sont arrivés : trois personnes étaient allongées, et j’étais le seul debout. Ils ont d’abord eu un doute.

On m’a demandé de monter dans un véhicule de police pour aller au commissariat, mais j’ai voulu prendre ma voiture. Un agent m’a accompagné, et on y est allé. Là-bas, j’ai d’abord bu un peu d’eau et je me suis assis. J’étais encore sous le coup du choc. Puis il y a eu l’audition. Les policiers m’ont surtout demandé de bien préciser les gestes que j’avais faits.

DNA : Qu’avez-vous fait ensuite ? Êtes-vous allé au travail ?

Hakan Cavdar : Oui, j’y étais à 11 h. Mais après, je n’ai fait que penser à cela, tout le week-end. Surtout samedi soir. Je ne me suis endormi que vers 6 h ou 7 h du matin. Ça tournait en boucle dans ma tête.

DNA : Que vous êtes vous dit ?

Hakan Cavdar : J’ai pris conscience que j’avais risqué ma vie pour elle. Je suis assez fier que ça se soit terminé comme ça.

DNA : Avant de courir vers l’agresseur, vous avez observé la scène durant plusieurs minutes. Que ressentiez-vous à ce moment-là ?

Hakan Cavdar : De la peur. Je n’avais jamais vu un fusil aussi long. Je pensais : « Et si jamais il me tire dessus ? » Puis, j’ai arrêté de réfléchir. J’ai vu qu’elle était au sol, ça m’a fait mal au cœur. Je me suis dit qu’elle allait mourir, et qu’il valait mieux que je prenne des coups plutôt qu’elle. Je préférais les prendre à sa place.

DNA : Avez-vous parlé de votre expérience à vos proches ?

Hakan Cavdar : Oui, j’ai raconté en gros ce qui s’était passé, pas dans le détail. Ils ont trouvé ça bien, mais ils ont aussi eu peur qu’il y ait des représailles.

DNA : Avez-vous cherché à prendre des nouvelles de la victime ?

Hakan Cavdar : Oui, la police judiciaire m’a donné des nouvelles, et une juge m’a dit qu’elle allait mieux… Moi j’ai appelé l’hôpital, mais ils m’ont répondu qu’ils ne peuvent rien dire au téléphone, qu’il faut venir. Mais j’ai peur d’y aller, de rencontrer la famille qui doit être choquée. Je suis timide et je ne veux pas passer pour un vantard alors qu’elle va mal. J’aimerais bien la voir, mais c’est sans doute trop tôt pour l’instant. En tout cas, j’espère que cette femme va s’en remettre, et sa famille aussi.

 

ASSASSINAT A LA ROBERTSAU

Un jeune homme de 26 ans a été mortellement agressé vendredi 11 mai dans l'après-midi en pleine rue à Strasbourg. Le suspect, âgé d'une cinquantaine d'années, est connu des services de police et est toujours activement recherché après s'être enfui.

Les faits se sont déroulés dans le quartier de la Robertsau à Strasbourg. Les deux hommes ont eu une première altercation avant que le plus âgé ne poignarde le jeune homme de 26 ans une demi-heure plus tard.
Gravement touchée, la victime a pu faire une centaine de mètres avant de s'effondrer. Elle est décédée peu après de ses blessures. Très vite son agresseur a été identifié. Des policiers, appuyés par des hommes du GIPN, se sont rendus à son domicile pour l'interpeller mais ils ne l'ont pas trouvé.

 

LE RACING REMONTE EN CFA

La victoire du RC Strasbourg (2-0) face à Chaumont le 12 mai à La Meinau devant près de 7 000 spectateurs signe la remontée du club en CFA.
A la fin du match, les grilles de sécurité entourant la pelouse sont ouvertes pour permettre aux joueurs de monter dans les tribunes afin de fêter la remontée avec les supporters comme il se doit ! 

Le RCS aura marqué les esprits en CFA 2 toute la saison, pulvérisant les records d'affluence pour des matchs de 5e division. Record décroché le 3 septembre 2011 à La Meinau qui recevait l'AS Illzach-Modenheim (9 440 spectateurs), le 5 novembre face à Schiltigheim (10 880 spectateurs), le 28 avril 2012, face à Vesoul (plus de 14 000 spectateurs), officiellement 9 132 spectateurs comptabilisé (l'ouverture des grilles 10 minutes avant le coup d'envoi explique ce chiffre officiel, pour que personne ne rate le début du match, la sécurité à laissé la foule rentrer sans la comptabiliser).

 

MEURTRE A LA ROBERTSAU : LE SUSPECT S'EST RENDU

Le meurtrier présumé d’un jeune homme de 26 ans le 11 mai à Strasbourg s’est rendu le 14 mai après deux jours de cavale, a-t-on appris auprès de la police.
Le fuyard, âgé de 52 ans et qui était déjà connu de la justice, s’est présenté vers 09H45 au commissariat de Strasbourg, où il a aussitôt été placé en garde à vue. Il devait être entendu dans l’après-midi par les enquêteurs.
Selon une source proche du dossier, le meurtrier, qui se plaint d’être la tête de turc de son quartier, voulait se défendre et ne voulait pas tuer la victime avec laquelle il avait un lourd contentieux.
Une marche aura lieu le 19 mai en mémoire du jeune homme décédé, près du Palais des droits de l’Homme, à proximité du quartier où la victime avait grandi.
Le meurtrier présumé avait pris la fuite vendredi après avoir poignardé le jeune homme, avec qui il venait d’avoir une altercation. Des policiers, appuyés par des hommes du GIPN, s’étaient rendus à son domicile, dans le nord de la ville, pour l’interpeller mais le fuyard n’était pas chez lui. Un hélicoptère de la gendarmerie avait survolé le quartier de la Robertsau le dimanche 13 mai après-midi.

 

MEURTRE A LA ROBERTSAU : LE SUSPECT MIS EN EXAMEN ET ECROUE

Le meurtrier présumé d’un jeune homme de 26 ans le 11 mai à Strasbourg a été mis en examen pour assassinat et placé en détention provisoire mercredi 15 mai, a-t-on appris auprès du parquet.
L’homme, âgé de 52 ans, a reconnu avoir poignardé la victime, mais il nie avoir voulu la tuer.
Aussitôt après l’agression, le meurtrier présumé avait pris la fuite. Il ne s’est rendu à la police que lundi, après deux jours de cavale.

 

WEEK-END SPORTIF

Le week-end de Pentecôte a été sportif du côté de Strasbourg, avec la finale des Internationaux de Strasbourg au Wacken, où l'italienne Francesca Schiavone était opposée à la fançaise Alizé Cornet. Cette dernière s'est inclinée en 2 sets, 6-4, 6-4, après avoir battu en demi-finale une autre française, Pauline Parmentier en 3 sets, 4-6, 6-1, 6-3.
 
Côté foot, le RCS a battu Jarville 3-0 à La Meinau devant près de 8 000 spectateurs pour la dernière journée de championnat. Les joueurs de Jarville on accueilli les joueurs du RCS par une haie d'honneur, pour salué leur montée en CFA. En plus de cette montée, le RC Strasbourg a été sacré champion de CFA 2.
 
La culture urbaine n'est pas en reste non plus avec le NL Contest, un rendez-vous international ou plus de 350 riders étaient en compétition dans 22 disciplines différentes au skate-parc de Cronenbourg. Plus de 20 000 spectateurs sur les 2 jours de compétition pour cette 7e édition du NL Contest.

 

RESEAU ROUTIER : DES MODIFICATIONS

Depuis le 22 mai 2012, l'avenue de Rhin (anciennement route du Rhin) est interdite aux poids-lourds de plus de 6 tonnes en transit, ceci dans le cadre de la requalification de l'ancienne RN4. Des panneaux ont été apposé et la police procède à des contrôles, mais il faudra encore du temps pour que cette interdiction soit respectée, notamment par les camions étrangers.
D'ici la fin de l'année, l'interdiction sera élargie aux poids-lourds de TMD (Transport de Matières Dangereuses).
 
Concernant le GCO, l'Etat à décidé l'abandon pur et simple du projet de l'A355. L'annonce officielle du gouvernement devrait intervenir après les élections législatives.
Dans le même temps, le groupe Vinci, concessionnaire préssenti du GCO a annoncé l'abandon du projet, faute de financement. Le projet était estimé à 750 millions d'euros. 
Le GCO qui est sur la table depuis 1970 a fait couler beaucoup d'encre. Déclaré d'utilité publique le 23 janvier 2008, en mars 2010, le Conseil d'Etat avait rejeté les requetes en annulation du décret d'utilité publique.
 
Abandon du GCO ou non, le problème reste le même pour Strasbourg, à savoir l'engorgement perpétuel des grands axes de l'agglomération.
 
A noter que l'A35 sur sa partie de l'agglomération strasbourgeoise draine un trafic de plus de 200 000 véhicules par jour (répartis comme suit : 180 000 voitures et 20 000 poids-lourds). Sur ces 200 000 véhicules, plus de 100 000 véhicules ne sont qu'en transit.
 
Les solutions de ce problème seront sans doute à mettre en oeuvre conjointement dans les transports en communs (trains, bus, trams) et dans l'automobile (co-voiturage, modification des voiries existantes...)

 

STRASBOURG : UNE VILLE BOUCHONNEE

Le 22 juin, la société Inrix a dévoilé une étude sur les embouteillages. Il apparait que les automobilistes strasbourgeois perdent 37 heures par an dans les bouchons (chiffre concernant uniquement les bouchons et pas le temps en circulation au sens large). Strasbourg est ainsi la 8 ville de France en terme de perte de temps dans les bouchons. Au niveau mondial Strasbourg se situe au 40e rang. Mais la situation de Strasbourg est remarquable puisqu'il s'agit de la ville francaise ou l'encombrement routier a le plus reculé, passant de 43 heures dans les bouchons par an et par automobiliste en 2010 à 37 heures en 2011.

 

FEU D'ARTIFICE : UNE REUSSITE

Le samedi 14 juillet à 22h30, le feu d'artifice de Strasbourg à rencontré un franc succès. D'un budget de 50 000 euros, il était composé de plus de 10 000 pièces d'artifices pour une durée de 17 minutes, préparé et mis en oeuvre par la société Pyragric. Il s'agit du plus grand feu d'artifice de tout le grand Est de la France. Tiré pour la 2e année consécutive depuis le Parc de l'Etoile, le feu a rassemblé plus de 50 000 personnes, contre 30 000 l'année précédente.

 

LE NEUHOF CLASSE EN ZSP

Les Zones Prioritaires de Sécurité sont entrées en application le 1er septembre 2012. Elles sont au nombre de 15 en France (plus une quarantaine d'autres avant l'été 2013). Parmi ces 15 premières zones, on y trouve en Alsace le quartier du Neuhof à Strasbourg. Le but de ce dispositif est de renforcer le dispositif des forces de l'ordre pour lutter contre le trafic de stupéfiants, les cambriolages, les vols à main armée, les violences urbaines...

 

INAUGURATION DE LA GRANDE MOSQUEE DE STRASBOURG

La grande mosquée de Strasbourg a été inaugurée le jeudi 27 septembre 2012. Plus de 1500 personnes ont assisté à l'inauguration dont Manuel Valls, ministre de l'Intérieur et des cultes, les responsables des différents cultes de l'agglomération, les élus de la CUS, les principaux financeurs du projet.
 
La GMS est un projet qui date de plus de 20 ans, elle est aujourd'hui le 2nde mosquée la plus grande de France.

 

RALLYE DE FRANCE - ALSACE : ESS 1 STRASBOURG, PLUS DE 15 000 PERSONNES

Le jeudi 4 octobre 2012, le rallye de France - Alsace a commencé avec une épreuve super-spéciale au coeur du quartier du Wacken à Strasbour. Longue de 3,63 km, il s'agit de l'épreuve la plus courte du rallye de France 2012. Plus de 15 000 spectateurs étaient au rendez-vous, principalement pour voir l'enfant du pays, l'octuple champion du monde WRC, Sébastien Loeb.
 
Celui-ci, n'a d'ailleurs terminé que 7e lors de l'ESS 1, le vainqueur étant Thierry Neuville en 2'44"7, suivi de Jari-Matti Latvala à 0"8, Mikko Hirvonen se classe 3e à 1"3, tandis que Sébastien Loeb réalise donc le 7e temps à 1"6.
 
La suite se déroule dans le Haut-Rhin vendredi, tandis que samedi et dimanche, le reste des épreuves se déroule dans le Bas-Rhin, avec les ESS 19/22 de Haguenau à 11h16 et 14h37, et la remise des prix à 16h00 au zénith Strasbourg-Europe. 
 
Sébastien Loeb peut au terme du rallye d'Alsace être sacré champion du monde pour la 9e fois consécutive et offrir à Citroën le titre constructeur.

 

RALLYE DE FRANCE - ALSACE : 2e JOURNEE

Au terme de la 2e journée, Sébastien Loeb a repris l'avantage en prenant la tête du classement général, suivi de Latvala à 13"1, Hrivonen, 3e à 32"6. La super-spéciale de Mulhouse a été remportée par Latvala en 3'37"7, suivi de Solberg à 0"3, Hirvonen à 1"7 et Loeb à 2"5.

 

OUVERTURE DU FORUM MONDIAL DE LA DEMOCRATIE

Le rallye d'Alsace ne doit pas eclipser le Forum mondial de la démocratie qui se tient à Strasbourg du 5 au 11 octobre. 

L'objectif du Forum mondial de la démocratie est de réunir des dirigeants bien établis et les nouvelles voix émergentes des différentes parties du monde pour débattre de la fracture qui existe entre les modèles sociaux, politiques et économiques existants et les nouvelles réalités du monde d'aujourd'hui.

Quelles forces modèleront à l'avenir les sociétés démocratiques ? Les nouvelles voix nées du Printemps arabe amèneront-elles une stabilité durable ? Et peuvent-elles être une source d'inspiration pour les réformes qu'ont à mener les démocraties occidentales établies ? Ces questions (et bien d'autres) seront traitées lors de ce forum.

 

OPERATION ANTITERRORISTE A STRASBOURG : 1 MORT ET 3 BLESSES

Une opération antiterroriste a été menée à Strasbourg le samedi 6 octobre 2012. A 6h00, la brigade de recherche et d'intervention de la DIPJ a forcé la porte du logement du suspect dans le quartier de l'Esplanade à Strasbourg, il avait été localisé la veille.
 
Assis sur son canapé, il a immédiatement ouvert le feu sur la police avec un 357 Magnum. Un policier a été touché à la tête et au coeur, mais ne souffre que d'hématomes, son casque et son gilet pare-balle l'ayant protégé. Les autres policiers ont alors ouvert le feu, tuant l'auteur des coups de feu. Deux autres policiers ont été blessés lors de l'opération.
 
Cette opération a été menée également en banlieue parisienne et sur la Côte d'Azur, dans les milieux salafistes. La DCRI et la SDAT ont été chargés de mener l'enquête sur l'attentat du 19 septembre contre une épicerie casher à Sarcelles. Cette enquête a donc aboutti a une vaste opération de police dans plusieurs villes de France. Une dizaines d'interpellations a été réalisé le 6 octobre.
 
Le Parquet de Strasbourg a saisi l'IGPN pour faire la lumière sur les faits du 6 octobre 2012 à Strasbourg.

 

RALLYE DE FRANCE - ALSACE : 3e JOURNEE

La 3e journée a été marquée par 2 accidents spectaculaires.
 
Le premier, il s'agit de Peter Solberg (Ford), il a perdu le contrôle de sa voiture dans un virage lors de l'ES 9 Massif des Grands Crus - Ungersberg 1, il a arraché des vignes avant de s'encastrer dans un pylône électrique qui est tombé sous le choc à proximité des spectateurs. Par chance, aucun blessé n'est à déplorer. Epfig a temporairement été privé de courant.
 
Le second est celui de Nasser Al-Attiyah (Citroën) lors de l'ES 10 Pays d'Ormont 1, il a perdu le contrôle de sa voiture, blessant 2 spectateurs lors de sa sortie de route. Les spectateurs qui se trouvaient dans une zone interdite au public souffrent de fractures : l'un ayant une fracture au bras, l'autre à la jambe. La suite de la spéciale a été suspendue.
 
Solberg a pu repartir dimanche matin mais été pénalisé pour les spéciales non courrues, alors que Al-Attiyaha été contraint à l'abandon, tandis que l'ES 12 Klevener 1 a été annulée pour des raisons de sécurité : trop de spectateurs au bord des routes.
 
Au classement général, Sebastien Loeb reste premier devant Latvala et Hirvonen.

 

SEBASTIEN LOEB CHAMPION DU MONDE !!!!!!!!!!!!!!!

Sebastien Loeb en ayant remporté le rallye de France - Alsace est a nouveau sacré champion du monde pour la 9e fois consécutive. Il offre également à Citroën un 8e titre constructeur en l'espace de 9 ans. La remise des prix a eu lieu dans le zénith devant près de 10 000 personnes, pendant que plus de 10 000 personnes supplémentaires étaient présentes hors du zénith, sur le parc assistance, du jamais vu !!!

Sebastien Loeb et Daniel Elena ont donc remporté le rallye d'Alsace devant Jari-Matti Latvala (Ford) qui compte 15 secondes de retard et Mikko Hirvonen (Citroën) qui en compte 44.

La journée a également été marquée par l'accident spectculaire de Evgeny Novikov (Ford) lors de l'ES 18 Bischwiller - Gries 1, ou il a percuté un arbre, sans faire de blessés.

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