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Sommet de l'Otan : bilan des émeutes et décisions de justice

Plusieurs procédures de recours en référé vont être examinées par le tribunal administratif de Strasbourg.

Ces recours concernent les restrictions de libre circulation, le fichage des habitants des zones rouges et oranges et les interventions de la police chez des particuliers pour faire enlever les drapeaux anti-OTAN qu'ils avaient aux fenêtres.

Le tribunal a rejeté tous les référés déposés pour des motifs divers.

 

VIOLENCES

31/03/2009

Des affrontements ont opposés anti-OTAN et forces de l'ordre mardi 31 mars vers 22h. Suite aux harcelements policiers dont sont victimes les anti-OTAN, la situation a dégénérée rapidement. Jets de pierres contre tirs de flash-ball, jet de grenades lacrymogènes, de grenades assourdissantes et aveuglantes n'ont fait aucun bléssé, aucune interpellation non plus. Les affrontements ont duré environ 1 heure.

 

02/04/2009

Des affrontements très violents ont opposés manifestants anarchistes et forces de l'ordre jeudi 2 avril après-midi dans les quartiers du Port-du-Rhin et du Neuhof. Ils ont cassés une dizaine d'abribus, incendiés plusieurs poubelles et érrigés des barricades, ils ont aussi attaqué une caserne et un commissariat de police. 300 personnes ont été interpellées. Un militaire était pret a faire feu lors de l'attaque de son véhicule par les émeutiers.

De nouveaux affrontements font rage dans le quartier du Neuhof entre manifestants et forces de l'ordre dans la soirée après une accalmie de quelques heures.

 

03/04/2009

Des émeutes ont éclattées en milieu d'après-midi entre manifestants anti-OTAN et forces de l'ordre dans le quartier du Neuhof. Des jeunes de la cité du Neuhof auraient pris part aux émeutes. Lors de ces émeutes, 2 gendarmes ont été bléssés.

Par ailleurs, le préfet du Bas-Rhin a pris en urgence vers midi la décision d'interdir entièrement et temporairement la circulation des transports en communs de la CTS. Cette décision a été prise en raison de la montée dans les transports en communs de manifestants armés de barres de fer se dirigeant vers le centre-ville.

 

04/04/2009

Depuis 3h du matin, la ville est en proie a de violentes émeutes. Le réseau CTS n'a pas fonctionné de la journée pour des raisons de sécurité. Les Black Blocks (au nombre de 2000) ont incendié un hotel, l'ancien poste-frontière des douanes, le centre régional des douanes, l'office du tourisme, une pharmacie, pillé une station service et une poste, détruit un radar automatique ainsi que plusieurs abribus et cabines télephoniques, ils ont dépavés les rues et cassé des rétroviseurs de voitures pour en faire des projectiles. Ils ont aussi barré des rues par des wagons (abandonnés sur les voies de chemin de fer) qu'ils ont mis en travers de la chaussée. La journée s'est passé sous une pluie constante de grenades lacrymogènes et de tirs de flash-ball.

Les forces de l'ordre et les manifestants se sont affrontés partout dans Strasbourg (au Neuhof, au Neudorf, à la Meinau, au Port-du-Rhin, au centre-ville).

Bilan de la journée : 15 interpellations, 1113 blessés dont 100 policiers et 13 pompiers.

Les anti-OTAN pacifistes qui étaient environ 30 000 sont dégoutés de la tournure des évènements puisque les médias ne parlent que des émeutes et peu de la manifestation pacifiste qui a vu son trajet modifié et raccourci en raison de la guerrilla urbaine.  Les médias parlent de scènes de guerre civile à Strasbourg.

Les dégâts s'élèvent à 100 millions d'euros, l'Etat n'aura donné que 14 millions d'euros en compensation.

Le calme est revenu vers 23 heures soit 20 heures consécutives d'émeutes.

 

Nicolas Sarkozy, Michelle Alliot-Marie et Claude Guéant affirment que la police a fait un travail remarquable et irréprochable.

Claude Guéant tente de justifier l'absence des policiers dans le quartier du Port-du-Rhin en disant que la mission des policiers était de protéger les 28 déléguations, il ne peuvent pas être partout a-t-il ajouté. Avec ses propos, il sous-entend que les strasbourgeois n'ont pas besoin d'être protégés.

Mr Niel (collaborateur du préfet) a annoncé "Je n'envoie pas mes fonctionnaires à l'abattoir" pour justifier l'absence des policiers, ce qui signifie que les habitants de ce quartier pouvaient eux aller à l'abattoir !

 

Certains habitants du quartier du Port-du-Rhin attribue la faute au maire Roland Ries et aux pompiers arrivés tardivement. Le maire n'a aucune responsabilité dans ces évènements qui dépendaient de la préfecture, du commandement militaire et du ministère de l'Interieur. Quand aux pompiers, ils ne pouvaient pas acceder sur les lieux en raison de la manifestation pacifiste et du blocage des rues par les émeutes.

Sans présence policiere au Port-du-Rhin, des mères de familles habitants le quartier ont formée une chaine humaine autour de l'école pour la protéger des Black Blocks qui s'appretaient à l'incendiée.

 

Certains témoins affirment que l'incendie de l'hotel est due à l'explosion de plusieurs grenades lacrymogènes que des policiers auraient envoyées à l'interieur de l'hotel.

Une plainte a été déposée par une enseignante messine contre un policier pour "violences volontaires commise par personne dépositaire de l'autorité publique". Alors qu'elle manifestait contre le sommet de l'Otan, elle avait été bléssée à la jambe par un tir de grenade lacrymogène.

Par ailleurs,certains policiers ont procédés à des tirs tendu de grenades lacrymogène et de flash-ball, faisant plusieurs bléssés.

Pour plus d'informations, le site officiel de la Legal team.

 

 

Pourquoi la situation a dégénérée au Pont Vauban et au Port-du-Rhin ?

Emeutes du Pont Vauban

La photo officielle ayant pris du retard au Jardin des Deux-Rives, la police a bloquée les manifestants anti-OTAN au Pont Vauban pour qu'ils ne perturbent pas le cortège officiel. Parmi les 3 000 manifestants, se trouvaient quelques dizaines de Black Blocks, la situation a alors très vite dégénérée en émeute. D'autres manifestants se trouvaient derrière les forces de l'ordre, ces manifestants tentaient d'accèder au centre-ville, mais ont été tenus à l'écart par les policiers.

 

Emeutes du Port-du-Rhin

La cérémonie au Jardin des Deux-Rives étant terminée, toutes les troupes policières se sont retirées laissant ainsi le quartier du Port-du-Rhin sans surveillance, s'est à ce moment que les Black Blocks ont commencé à tout dégrader. La police arrivant après les a cantonés dans ce quartier pour éviter qu'ils accèdent au centre-ville. La police allemande a par ailleurs proposée son aide aux forces de l'ordre françaises qui l'ont refusée.

 

Qui sont les Black Blocks ?

Les Black Blocks sont des groupuscules autonomes ou anarchistes européens, dont la tactique est issue du mouvement autonome allemand des années 1980. En Allemagne, on estime à environ 6 300 le nombre d'extrémistes de gauche. Depuis les années 1980, ils opèrent sous le nom collectif de Schwarzer Block (Bloc noir). Ce sont des groupuscules vêtus de noir, portant masques et capuches, pour éviter d'être identifiés par la police. 
Par extension, les groupes les plus virulents de militants anarchistes ou autonomes ont été baptisés Black Blocks par les policiers. Il s'agit en général de petits groupes d'individus très mobiles, constitués de jeunes issus de la plupart des pays européens, surtout l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne. 

Les Black Blocks prônent l'anarchisme qui est fondé sur un état sans autorité, sur un pays autogéré par les habitants.

Leur histoire commence en décembre 1980, les autorités de la ville de Berlin-Ouest décident de mettre un terme aux occupations d'universités et aux squats. C'est dans ce contexte que des activistes ont eu recours pour la première fois à la tactique du « black block ». L'invention du terme (schwarzer Block) est du reste attribuée à la police allemande. Des « Autonomes » vêtus et masqués de noir sont descendus dans la rue affronter les forces de l'ordre venues les expulser.

 

PROCES

Les premières comparutions ont eu lieu, les condamnations sont sévères mais les preuves sont très légères contre les prevenus, aucun des déférés n'a été pris en flagrant délit.

 

AIDE AUX VICTIMES

Si vous avez été victime de dégradations suite aux émeutes, vous avez 3 n° de téléphone à votre disposition :

Préfecture du Bas-Rhin : 0 811 000 667

Ville de Strasbourg : 03 88 43 62 94 / 03 88 43 63 62

Pour les dégâts, adressez-vous en premier a votre assureur. Par ailleurs, vous pouvez porter plainte contre l'Etat puisque le code général des Collectivités Territoriales énonce que «l'Etat est civilement responsable des dégâts et dommages résultant des crimes et délits commis, à force ouverte ou par violence, par des attroupements ou rassemblements armés ou non armés, soit contre les personnes, soit contre les biens». 

Une dizaine de plainte a été enregistrée à l'encontre de l'Etat.

Commentaires (1)

karim
  • 1. karim | 03/04/2009

cela me rapelle le jour ou il y'a eu des tirs de flashball a koenigshoffen sa fesait peur!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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